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Les Pouilles 12, Spiaggia et plage

14 Septembre 2019, 15:12pm

Publié par Sybille de Bollardière

La spiagga de Torre Canne au fil des heures
La spiagga de Torre Canne au fil des heuresLa spiagga de Torre Canne au fil des heures
La spiagga de Torre Canne au fil des heuresLa spiagga de Torre Canne au fil des heuresLa spiagga de Torre Canne au fil des heures

La spiagga de Torre Canne au fil des heures

14 septembre Torre Canne
9h du matin dans la lumière de l'est sur la plage de Torre Canne. Je n'ai pas été aussi matinale depuis longtemps, la dernière fois remonte probablement à l'époque où mes enfants, impatients de se baigner me poussaient littéralement dehors quelque fut le temps. Nous nous retrouvions devant notre mythique plage bretonne en pull et maillot de bain devant la grève déserte, frigorifiés mais heureux.
Ici la plage est déjà bien garnie et ce n'est pas fini. Samedi oblige, tout le monde arrive avec sièges, lits de plage, glacières et parasol pour marquer son territoire et attendre le reste de la famille. Il y a bien quelques nuages mais ils se tiennent sur les hauteurs de l'arrière pays entre Ostuni et Cisterno. Dans quelques heures les cercles se fermeront, des familles entières, à la plage comme au salon ou au jardin, devisant ou jouant aux cartes entourés d'enfants halés et libres, sans chapeau, ni crème, ni lunettes de soleil. Ce mode de vie me rappelle celui que j'ai toujours connu et dont ma grand-mère, d'origine méditerranéenne, était une des grandes prêtresse. La plage dans un « entre soi » surveillé, avec les amis de toujours connus sur cette même plage bretonne depuis les années 1910... Ma plage bretonne a changé, une génération est partie et la suivante, celle de ma mère morte il y a quelques mois est sur le départ. Les tentes rayées ont été remplacés par des dériveurs puis par des catamarans. La plage se pratique de plus en plus en solo.
Ici à Torre canne, après dix jours de voyage, je me sens comme installée dans le déplacement, le provisoire. Sans télévision, sans journaux et avec peu ou pas d'internet j'ai délaissé « la rentrée française » politique ou littéraire pour la lecture, mon pain quotidien sur ces plages de l'Adriatique.
Je note ce que je voudrais voir ou revoir : la magnifique via Romana jusqu'à Fasano, ses champs d'oliviers bordés de cyprès, les ruines d'Egnazia l'ancienne cité grecque. Tout ici rappelle cette Grèce que je ne connais pas : la blancheur, les oliviers et aux dires de certains l'extrême gentillesse des habitants.
La mer monte, le coefficient n'est pas important certes, mais il existe. Des bahines se forment des vagues carrées à gauche de la plage mais tout cela ne perturbe en rien les rares nageurs, l'activité est ailleurs. Sur la plage, trois vendeurs ambulants avec leurs chariots garnis de robes, tuniques et maillots de bain et c'est l'effervescence, un incroyable chahut qui ne paraît déranger personne. Ici qui s'offusquerait de la présence des chiens, d'une radio un peu trop forte ou des cris des enfants ? La vie de la spiaggia de Torre Canne domine le son du ressac et le souffle du vent qui lui, continue de soulever la mer au delà du port.
 
Journal d'Italie
Les Pouilles 2019
L'ancienne voie romaine près de Fasano
L'ancienne voie romaine près de Fasano
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