Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 22:50
- Publié dans : Jour et nuit (images)
Par Sybille de Bollardiere
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Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 16:26
- Publié dans : Jour et nuit (images)

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16 octobre dans le Perche

Par Sybille de Bollardiere
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Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 09:40
- Publié dans : Chroniques

La voie d accès

Sybille de B.

En écriture ou en voyage, il est des nuits en chantier douces sous la menace des pierres, des peurs anciennes et des calamités héréditaires. Je revisite mes pages, les toits byzantins d’une ville blanche où dans ma mémoire, quelques mouches agitées évoquent la fin de l’été.

     Il écrit en ma présence et je vois ses mains danser sur le clavier, caressant des lettres, des mots, des idées, des envies… Et son visage bleui par l’écran, son visage capté, ravi, absent à moi-même. Le monde où il vit est un monde privé de grâce. Impuissante à effacer la trace des blessures anciennes, j’ai souvent cherché dans le reflet de l’eau l’écriture des jours à venir ; la fuite pour échapper à la lente chorégraphie de l’effacement, à l’indigence qui précède les départs.

     Evaluation du domaine commun, de l’importance des documents partagés, j’ai si peu de finesse, si peu de talent pour l’humain que je dois le plus souvent me résoudre à la solitude.

 Voie d’accès 64

Par Sybille de Bollardiere
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 09:14
- Publié dans : Chroniques

 

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   Il y a des jours comme ça où l’on rentre chez soi, émue d’avoir rencontré ou côtoyé des gens admirables ou tout simplement merveilleux. C’était hier pour moi : le matin sur la ligne 13, coincé entre deux stations, un wagon de sardines entassées verticales et suantes - dont j’étais- et au milieu un charmant bébé et ses parents. Tous trois, peau d’ébène, frais, souriants et paisibles malgré l’attente et l’énorme poussette. Contagieuse sérénité ! On était presque déçus de se retrouver tous délivrés et seuls sur le quai après ces longues minutes de patiente

   Plus tard dans un train vers l’ouest une jeune fille à lourde frange rousse regardait le paysage défiler avec tant de douceur que je l’imaginais partant en vacances ou rejoignant un amoureux. Pas du tout, ce n’était que son chemin de croix quotidien : une heure et demie matin et soir assorties de quarante cinq minutes de voitures et de métro… Pourquoi tout cela ? « Parce que c’est difficile de se loger à Paris quand on est étudiant… » Elle rajouta simplement « Mais cela me permet de vivre encore un peu chez mes parents et puis j’aime cette région… » Elle baissa les yeux en souriant à l’arrivée d’un SMS et je plongeai dans mes notes…

    Le soir, non loin d’un feu de bois et devant une belle nappe tissée d’Afrique j’ai mangé une délicieuse omelette aux rutabagas percherons et champignons des forêts finlandaises et c’est le monde entier qui m’a paru merveilleux.

    Là où j’habite est une chance, celle d’écrire le livre d’une vie silencieuse, presque recluse, un livre où les minutes s’écouleraient au rythme des nuages défilant sur la cime des arbres. Je viens de finir un roman et déjà une autre histoire surgit entre les lignes, une autre folie, un autre désert. La vérité est mortelle parfois, c’est pour lui résister que l’on devient écrivain.

 

Par Sybille de Bollardiere
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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 22:19
- Publié dans : La vie, roman


L'amour en zone inondable


"C'est faiblesse que d'aimer et c'est souvent une autre faiblesse que d'en guérir" Blanche ne se souvenait pas de qui était cette phrase, elle songea même qu'elle se souvenait de pas grand chose en dehors de son roman. Quelques semaines après sa rupture avec Yoshka, elle constata que l'amnésie brouillait déjà la trace de son visage. Alors elle éprouva une tendresse un peu marquée pour ce personnage qui se dessinait sous les traits de Martin. S'il avait été faible ou lâche, il allait le payer le prix fort elle ne l'en aima que d'avantage, persuadée que c'est grâce à son héros qu'elle serait rachetée, elle, et tous ceux qu'elle avait aimés et oubliés...

A propos de L'amour en zone inondable...


Par Sybille de Bollardiere
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sybille-de-b-17-juin-2011 (1) Sybille de Bollardière, auteur de poèmes et de romans, vit entre Paris et le Perche en Normandie. Elle a vécu également en Bretagne et au Congo, près de Brazzaville. Elle a publié Alizarine, poèmes aux Éditions de la Coïncidence 1981, Le défaut des origines, roman Ramsay 2004, (Prix La Fayette)  Une femme d'argile, L'Editeur, 2011. 



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