Le Blog de Sybille de Bollardière
Roman en ligne
Ici bas l'ombre d'un siècle s'éloigne
Sur les arbres couchés, la boue
Et le sang caillé des nébuleuses
Tapis dans la noire harmonie du vide
Ignorants et comblés
Comme des bêtes ivrognes
Nous en appelons aux anges aux ailes coupées
Pour qu'un corps trop étroit
Triomphe de l'adversité
A celui qui passe en bleu du regard
Furtif et appuyé,
D'une main chassant l'ennui et ce qui s'ensuit
J'offrirai l'ailleurs qu'il réclame
Des replis de forêts près du Baïkal
Jusqu'aux sentiers de lune qui montent vers le nord
Là-bas, l'enfance, comme une île engloutie
Livre nos morts à la dérive des courants
Pour la splendeur d'une danse boréale.
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