Le Blog de Sybille de Bollardière
Roman en ligne
Un été pourri, c’est bien connu, est favorable à la lecture et « de séjour » en Bretagne, j’ai pleinement
profité des rares éclaircies pour faire provision de livres dans cette incontournable librairie de Dinard « Les nouvelles Impressions » où je me rends chaque fois que je suis dans la
région certaine d’y trouver ce que je ne cherchais pas :
La chose écrite de Jean Dutourd chez Flammarion
C’est évidemment le titre qui m’a attiré et bien que l’auteur, tienne un peu le rôle d’un Sainte- Beuve germanopratin, je
dois dire que je me suis délectée de ses chroniques dont les titres sont parfois, à eux seuls, de véritables perles.
Etc. bref Jubilatoire et Incontournable même si l’auteur est aux dires de certains « un vieux
crouton »!
J’ai également acheté « les vies Minuscules » de Pierre Pichon dans la collection Folio parce que l’on m’avait dit grand bien de son dernier livre (Les Onze) Après lecture
de cette langue travaillée comme une marqueterie « dix huitième », j’avoue que j’ai retenu la vie « d’Eugène et Clara » grands parents peut-être aimés, mais décrit à la loupe
et au scalpel tout en laissant percer à travers l’abandon, une terrifiante émotion.
J’achetai aussi, soit disant pour l’offrir… Le dernier Douglas Kennedy chez Belfond, roman dont j’ai déjà oublié le titre, ce qui est une constante des livres de Kennedy. On les
lit d’une traite en deux ou trois nuits blanches parce qu’on ne peut pas les lâcher, puis on oublie l’histoire et le titre très rapidement tout en rêvant de présenter un manuscrit de la même
veine à son éditeur.
Au fil des semaines de juillet, je complétai mon panier avec « Le convoi de l’eau » d’Akira Yoshimura -Actes Sud, livre qui m’a paru admirable des les premières
pages. Et puis je me résignai enfin à acheter « Je ne sais pas maigrir » du célèbre Docteur Dunkan. C’est un livre que l’on lit comme un bréviaire après être entré en
religion, à heures fixes et dans un but précis : « s’améliorer » Il est pour moi au programme de lecture du mois d’août …
Et puis parmi mes livres de l’été, il y a ceux que j’ai trouvés ou récupérés au fil de mes pérégrinations familiales ou
amicales (livres prêtés, rendus, perdus, retrouvés)
L’idiot de Dostoïevski tome I Folio
(Parce que je suis certaine d’avoir le tome II chez moi)
L’œuvre au noir de Marguerite Yourcenar
Pour le relire en même temps qu’un « très cher » qui le découvre
Ce peu de bruits de Philippe Jacottet – Gallimard
Parce qu’il fait partie des trésors qui n’auraient jamais du quitter ma bibliothèque
Les déferlantes de Claudie Gallay. Editions du Rouergue
On en a beaucoup parlé l’été dernier, j’avais bien aimé et gardé un goût salé de ses paysages longtemps en moi, surement aussi parce que ce sont les miens.
Enfin il y a les livres dont on ne parle pas et que l’on a parfois jamais lus. Ceux que l’on met sous les pieds du lit pour le surélever, ceux que l’on empile sur une fleur à faire sécher ou une vielle image racornie… J’ai toujours rêvé de savoir quels étaient les livres ainsi condamnés et bien sur je ne peux résister au plaisir de vous citer les noms de ceux que j’utilise sous les pieds de mon lit : Un Stéphen King et la sagesse des Modernes de Luc Ferry & Cie… Dans la chambre d’amis j’ai préféré les classiques : Le vieux Larousse de l’édition 1982 et un dictionnaire de grec ancien. En définitive, L’important c’est l’épaisseur !
Derniers Commentaires