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Ici et souvent chaque image est un aveu, parfois une prière. Une langue qui se rêverait au début d’une histoire plus que d’une aventure. Dans l’entre-deux-livres les mots se cherchent douloureusement et ici l’image est une page blanche avec ses efforts, ses tremblements et toute l’impuissance d’un geste commencé qui n’aboutit qu’à l’aveu annoncé…
Qu’ai-je vu de si beau que je ne sais le décrire ?
Qui me manque au point que je ne sais le dire ?
Les personnages ont pris congé ; non ils ne s’effacent pas, ils se tiennent de côté. Gargouilles, censeurs, anges noirs ou vagabonds, ils surveillent la page blanche et les fictions à venir avec la brutale affection de ceux qui, fidèles à l’auteur, n’en continuent pas moins à n'en faire qu'à leur tête.
L’auteur justement, ce galérien qui s’impose une page blanche que personne ne lui réclame est aussi celui qui jouit du moindre mot comme l’orpailleur devant ses pépites.
Aujourd’hui, le souvenir d’un été sur les sentiers d’avril, mes pensées brouillonnes dans la douceur romane et, au détour d’un chemin, le reflet d’un visage, un soleil, la route.
Déja publié en avril 2011
Sybille de
Bollardière, auteur de poèmes et de romans, vit entre Paris et le Perche en Normandie. Elle a vécu également en Bretagne et au Congo, près de Brazzaville. Elle a
publié Alizarine,
poèmes aux Éditions de la Coïncidence 1981, Le défaut des origines, roman
Ramsay 2004, (Prix La Fayette) Une femme d'argile, L'Editeur, 2011. Membre du jury du Prix Rive Gauche à Paris
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J'aime beaucoup "je sifflerai la fin de la récré"
Merci Patrick pour vos mots