Le Blog de Sybille de Bollardière
Roman en ligne

Transport en commun le long du Luxembourg
Et des lambeaux d’amour accrochés aux grilles
Quand le 82 remonte la rue Vavin
Aussi étroite que mes souvenirs qui se balancent au vent
Comme les fruits des platanes dans leur décor d’hiver.
Plus loin Raspail et ses croisements de mémoire
Quand Beauvoir faisait traverser Sartre, ici
Où je passais avec mes vingt ans
Mon carton à dessin
Et l’âme poète au bout du fusain.
La Grande Chaumière n’est plus très loin
Et aussi cet Atelier au temps suspendu
Où je posais dans les courants d’air
Pour un œuf dur et une leçon de perspective
A la coupole, steak au poivre et profiteroles
J’échangeais cheveux blonds contre yeux noirs
Et la verticale amnésique, je repartais vers le Maine
Façades nord, aussi chères, mais suantes d’ennui
Au cœur noir des vitrages.
Le 82 gémit contre l’asphalte
Et quand j’entends Vaugirard
Je sens l’amour à bout de bras,
Dans les rotatives du siècle
Et maintenant l’épilogue silencieux à Duroc
En mémoire de ce qui n’a pas eu lieu
Je descends
Absente comme les années traversées
De Maillot à Luxembourg en 82
Bousculé, bousculant
Matins et soirs durant
Pendant plus de dix ans
De Ain Benian à Alger
Au "Ruisseau" exactement
Un trés beau lycée
Où mes amours sont "accrochées"!
Puis ce fut les années quatre vingt
Mes années d'université
Mes amours y ont fleuri
"L'ame poète"
Sur mes planches à dessin
Mes folies y furent sublimes
"En mémoire de ce qui a eu lieu"
J'aimerais y etre encore!
Merci de m'y emmener
A travers vos lambeaux d'amour
Accrochés à vos grilles!
Daignerez vous un jour venir mirer mon blog, où vous êtes, notamment, évoqué ?
Belle Soirée à vous madame