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  • : Sybille de Bollardiere
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  • : Romancière, poète, Sybille de Bollardière vit entre la région parisienne et le Perche. Elle est l'auteur du roman "Le Défaut des Origines" publié aux Editions Ramsay 2004 (Prix Lafayette)et de "MU-GHINDO" à paraître en 2010.

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L'Atelier d'écriture


Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 09:59
- Publié dans : L'Atelier d'écriture
Rennemoulin16h50


Puissance de l'immobilité... Explorer l'entre-deux des récits, des poèmes ou de toute autre activité littéraire  n'est pas sans intérêt mais ce qui manque, c'est le vent.

Je dépends du temps, des saisons et de leurs humeurs et il me semble que le vent nous fait défaut depuis quelque temps. Trop de pluie, trop de neige et trop de gris que les bourrasques de Nord-ouest auraient avantageusement balayés.


Il me manque aussi ce vent du Nord-est, sa magie bleue qui nous offre un ciel transparent dès le petit matin. Plus que le plat silence, les bruits des lointains d'ici, où je vis...

Ainsi j'aime le vacarme des vagues sur les brisants les jours de vent du Nord. A des lieues de la mer, l'autoroute et ses embouteillages nous offre des illusions maritimes. Si c'est le train que l'on entend, alors, la brise est du sud et il pleut déjà où ça ne tardera pas, une pluie douce et pénétrante comme les bons sentiments, l'ennui et la démocratie d'aujourd'hui.

Ce matin, calme plat, Versailles la provinciale se presse endimanchée, vers les parvis et le marché. Nul doute qu'après quelques pâtisseries elle s'offrira dans l'après-midi, une virée familiale dans les allées du parc. (Le parc a trop souffert du vent pour se plaindre de son absence mais c'est la lumière qui manquera)

Oui le vent et sa lumière nous manque comme la passion, le style et l'utopie...


P.S : Alors plutôt que d'aller voir Depardieu (Qui ne manque pourtant pas de passion) dans son dernier rôle de géant, je vais lire les Mémoires de Dumas. Alexandre père, c'est un cyclone à lui tout seul et si le vent se lève, j'irai voir les tours du Château de Monte-Cristo, c'est à deux pas.

http://www.dumaspere.com/pages/bibliotheque/index.htmlnk


Par Sybille de Bollardiere - Communauté : Romans en ligne
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 21:46
- Publié dans : L'Atelier d'écriture



Quelle est la couleur de l'absence ?

Ce soir j'aimerais que l'on écrive à ma place... Oh pas un roman, juste un poème comme vous savez les faire, légers, doux comme les larmes et le jour qui s'en va. Oui c'est une curieuse idée mais voyez-vous, j'ai de la peine et pas de mots pour l'envelopper, pas de mots pour partager et j'aimerais tant pouvoir le faire.

J'ai perdu une amie, mon amie... Vous l'auriez aimée, elle peignait la mer et s'était installée à son chevet pour en capturer l’éclat. Elle aimait les vagues ; les domptait au bout du pinceau tout en accueillant les visiteurs. Aujourd'hui dans l’atelier désert, elles déferlent sur un paysage inhabité. Elle était ma fenêtre sur la couleur, le peintre des fleurs, celui des lendemains aussi ; des matins, des projets, "tout ira bien tu verras" "je te rappelle bientôt" "Nous irons à Zanzibar". Mais le temps s'est arrêté comme les promesses de voyage que je n'ai jamais tenues. Le carnet à quatre mains je le dessinerai toute seule avec ses couleurs dans les yeux pour peindre ces fleurs qu'elle ne verra pas. Inutile chagrin qui ne ramène rien, pas même un grain de sable. L'horizon lui appartient, mes mots à venir aussi.

 

à Martine Gayet

 


 

 

 

Et voici un poème de Marine D. qu'elle m'a adressé.

  le site de Marine



Ton absence

 

Quand ton absence se fait ombre

Je demeure au bord du rivage

Les mouettes lancent leur cri perçant

Le flux et le reflux murmurent une cantate

Et je vois ton visage au travers de l’écume

 

A mon cœur l’important est de garder de toi

Ta flamme unique, ton regard, ta tendresse

A mon cœur l’essentiel est d’être là pour toi

Tel un pilier battu par les vagues et le vent

Que le ressac menace et que le temps corrode

Dont nul ne peut sentir la profonde détresse

Qui clame à l’infini ce vide de l’absence

 

 

Marine Dussarat

 

 

 

 

 


Par Sybille de Bollardiere - Communauté : papierlibre
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