Le blog de Sybille de Bollardière
"C'est faiblesse que d'aimer et c'est souvent une autre faiblesse que d'en guérir" Blanche ne se souvenait pas de qui était cette phrase, elle songea même qu'elle se souvenait de pas grand chose en dehors de son roman. Quelques semaines après sa rupture avec Yoshka, elle constata que l'amnésie brouillait déjà la trace de son visage. Alors elle éprouva une tendresse un peu marquée pour ce personnage qui se dessinait sous les traits de Martin. S'il avait été faible ou lâche, il allait le payer le prix fort elle ne l'en aima que d'avantage, persuadée que c'est grâce à son héros qu'elle serait rachetée, elle, et tous ceux qu'elle avait aimés et oubliés...
A propos de L'amour en zone inondable...
Une belle journée à vous, je prépare un petit papier sur la scolopendre... Merci Marianne
On peut tout faire vivre à un personnage. C'est tout le plaisir de la fiction que d'expérimenter à travers lui.
"Guérir d'aimer"... Ah ! cette maladie d'amour qui court, qui court...
D'accord, c'est vrai parfois aimer peut donner l'impression de se sentir faible, mais ce n'est qu'apparence. Aimer mobilise des ressources intérieures, des capacités, et on peut se demander si ça ne devient pas même un art...
Je vous souhaite un très bon jeudi Sybille.