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La Presse pour Une femme d'argile

27 Septembre 2017, 09:16am

Publié par Sybille de Bollardiere

La Presse pour Une femme d'argile

 

L'Est Républicain

Dimanche 25 septembre 2011

 

Livres, soleil et dédicaces. Rituel des rencontres entre les écrivains et le public venu en masse au  10 ème Salon des Mots Doubs 

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      Photo JM Nzikou

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ouest france 1juin 2011

 

LE PERCHE 26 MAI 2011

Le Perche 26 mai 2011

 

BSC NEWS MAI 2011

BSC NEWS 05 2011BRUNE MAI JUIN 2011

 

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Ouest France 24 avril 2011

 

Ouest France avril2011

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Encore quelque chose à oublier

11 Septembre 2017, 16:05pm

Publié par Sybille de Bollardière

En caravane

Un mois chaud avec des vents de terre et des voiles grand largue vers les îles. J’énumère les écueils et soudain c’est la voix des nuits de Norroy que j’entends quand enfant, et dormant dans sa chambre, elle ouvrait la fenêtre pour me faire aimer les nuits d’été. Le Haumet, Les Jardins, La Conchée… Ici, il y a toujours une saison qui m’attend jusqu’à celle, ultime, dont j’ignore le nom.

Sur la route de la Liberté, remonter le Cotentin en caravane sous le moutonnement du ciel. Suite de villages où les piétons traversent sans un regard, comme impatients de mourir dans leur bon droit.

Barfleur, vent de Surroy. La houle est lourde, épaisse quand elle se brise sur les rochers. Un temps à maquereaux ! Sur le port, les pêcheurs nettoient leurs filets dans la lumière de l’est. Certains vendent leur pêche : coquilles saint Jacques à 5 euros le kilo, aile de raie, maquereaux… Oui ils sont bien là.

Escale de granit à Vitré. Solitude intérieure face à la douceur d’une nuit à l’ombre des arbres. Insomnie sous l’opacité du ciel. Non loin, un chien veille gueule ouverte sur mes peurs et le ciel qui bleuit. Immobile, je le regarde. Cinq heures, la conscience vacille dans le froissement des draps. La voici enfin l’ataraxie du sage, Tout à l’heure est un autre jour et nous repartons plus loin.

En bateau

Dinan. L’entaille de la ville dans le vert des forêts, un matin frais et silencieux et soudain la brume et l’effacement des rives. Plus loin, ciel bleu sous un lavis de nuages, fleurs ouvrières au fil de l’eau, soulevées par la vague qui nous porte. Et enfin l’ombre noire de la rive. Sous la discrétion d’un saule, le bouillonnement d’un égout.

Manche océan. Sous la garde d’un cormoran, épave verte, les frondaisons se reflètent sur la moire des eaux. Au sud, des murets de pierres roses surmontées de grilles où la valériane épouse le lierre. Quelques pins se détachent sur le ciel, un épicéa et puis là, ce palmier qui annonce un jardin. Plus bas, maison de pierre à fenêtres étroites. Une longue haie de buis  longe le canal, croisant cette voie romaine qui se perd sous les arbres. Le bateau remonte vers le nord entre l’envasement et ma mauvaise humeur. Guettant la brise du large et la prochaine écluse, je rêve de haute mer et de silence. 

Terschelling, Waddenzee, îles de la Frise. L’immensité. Sous le ciel anthracite, la mer rugissante, invisible derrière l’écran des dunes. Sur la grève au sable incroyablement doux, des débris de tourbe et des éclats de bois fossiles des anciennes forêts. Elles sont au loin, sous la mer, bien au-delà des îles.

En train

Au Pays-Bas, entre Groningen et Zwolle, toutes fenêtres fermées, climatisation oblige. J’imagine l’odeur des champs à perte de vue : blé court, avoine, orge, pomme de terre et quelques rares pâturages. Ni oies ni cigognes comme à Zuidlaren, le chemin de fer traverse un paysage monotone partagé entre les cultures, les futaies de saules et de sureaux. Dans la fuite du paysage, je cherche un étang, un fleuve. Toujours en attente de l’eau, je ne voyage que pour l’apercevoir, m’en approcher, la toucher enfin.

Ou peut-être ai-je encore quelque chose à oublier ?

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Delfshaven, l'autre visage de Rotterdam

6 Juillet 2017, 08:00am

Publié par Sybille de Bollardière

Delfshaven, l'autre visage de Rotterdam
Delfshaven, l'autre visage de Rotterdam Delfshaven, l'autre visage de Rotterdam
Delfshaven, l'autre visage de Rotterdam Delfshaven, l'autre visage de Rotterdam
Delfshaven, l'autre visage de Rotterdam Delfshaven, l'autre visage de Rotterdam
Delfshaven, l'autre visage de Rotterdam
Delfshaven, l'autre visage de Rotterdam Delfshaven, l'autre visage de Rotterdam
Delfshaven, l'autre visage de Rotterdam Delfshaven, l'autre visage de Rotterdam
Delfshaven, l'autre visage de Rotterdam Delfshaven, l'autre visage de Rotterdam

Delfshaven, un quartier miraculeusement préservé avec ses anciennes maisons, ses ruelles et un canal pour le reflet du pâle soleil du jour. Contrairement à l'ensemble de la ville presque entièrement détruite par les bombes allemandes durant la dernière guerre, Delfshaven a échappé à la destruction. Refuge romantique plus ou moins désert en semaine, il contraste avec la Rotterdam branchée qui se projette dans l'avenir des Pays-Bas avec une population à soixante pour cent d'origine étrangère. Turquie, Maroc, Caraïbes, Surinam, Chine, Europe de l'Est... 103 nationalités se partage les quartiers de la plus grande ville du pays.

J'aime Rotterdam sous tous ses aspects ; Delfashaven et l'inévitable nostalgie qui l'accompagne, en font partie.

Van Dongen à Delfshaven

Van Dongen à Delfshaven

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Retour des îles

1 Juillet 2017, 20:46pm

Publié par Sybille de Bollardière

Après la pluie et les îles, le miroitement de l'eau au soleil couchant. D'autres nuages arrivent par le nord et le vent couche les roseaux qui bordent le canal. Si peu de juillet aujourd'hui... Au loin l'horizon ponctué par une haie de tilleuls et devant moi, des fleurs séchées et le paysage intérieur du maître des lieux. Lui aussi est ici sans être tout à fait là comme en témoigne le soin amoureux accordé à chaque objet et ces cartes punaisées au mur où s'affiche son ailleurs... La Baltique, les côtes norvégiennes et le semis des lacs de Finlande. Il aime au grand nord une femme aux cheveux sombres sur de larges épaules qui me regarde du haut de son portrait. 

Je repense à Terschelling, aux heures de bicyclette dans le chaos dunaire. Qu'emporterai-je avec moi de ces jours ici ? Pas les forêts silencieuses que l'on trouve sur le continent ni ces dunes fumantes sous le soleil gris non, simplement ce chemin interrompu que j'ai suivi des yeux vers l'est avant qu'il ne se perde lui aussi. J'emporterai tout ce que je n'ai pas vu, ce dont j'ai rêvé et qui reste intact, inviolé au bout de cette piste de sable qu'épuisée, j'ai renoncé à prendre.

Certes, j'ai aimé ces étendues sauvages et leurs crêtes de sable, le tapis de fleurs mauves, mais plus encore peut-être, la Terschelling dont j'avais rêvée, cette Solitude Island que pour l'avoir trop dessinée, je n'ai pas reconnue. Ce qui me manque finalement, c'est ce que je ne connais pas encore.

Retour des îles
Retour des îlesRetour des îlesRetour des îles

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