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    <title><![CDATA[Le blog de Sybille de Bollardière (Chroniques)]]></title>
    <link>http://www.sybilledebollardiere.com/categorie-11362406.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Chroniques&quot; du blog &quot;Le blog de Sybille de Bollardière&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Le blog de Sybille de Bollardière (Chroniques)]]></title>
        <link>http://www.sybilledebollardiere.com/categorie-11362406.html</link>
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    <pubDate>Tue, 14 Feb 2012 14:42:03 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 14 Feb 2012 14:42:03 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.sybilledebollardiere.com</copyright>            <category>Chroniques</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Vestiges ou l'art d'aimer selon Plotine]]></title>
        <link>http://www.sybilledebollardiere.com/article-vestiges-98735429.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: left;">
    <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
      <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<img alt=
      "Marbre Hadrien 1" height="533" width="400" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/400x533/2/32/67/57/Marbre_Hadrien_1.jpg"></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
      <span style="color: #333333; font-family: Georgia, serif; font-size: 10pt;"><span style="line-height: 20px;"><strong><br></strong></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
      <em><span style="line-height: 150%; font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 10pt;">Tête d'Hadrien en marbre blanc, XIX siècle</span></em>
    </p>
    <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
      <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt; line-height: 150%;">«&nbsp;Nous étions d’accord presque sur tout. Nous avions tous deux la passion d’orner puis de dépouiller
      notre âme, d’éprouver notre esprit à toutes les pierres de touche. Elle inclinait à la philosophie épicurienne, ce lit étroit, mais propre, sur lequel j’ai étendu ma pensée. Le mystère des
      dieux, qui me hantait, ne l’inquiétait pas&nbsp;; elle n’avait pas non plus mon goût passionné des corps. Elle était chaste par dégoût du facile, généreuse par décision plutôt que par nature,
      sagement méfiante, mais prête à tout accepter d’un ami, même ses inévitables erreurs. L’amitié était un choix où elle s’engageait tout entière&nbsp;; elle s’y livrait absolument, et comme je ne
      l’ai fait qu’à l’amour.&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
      <em><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Marguerite Yourcenar</span></em>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
      <em><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Les Mémoires d’Hadrien à propos de Plotine&nbsp;</span></em>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
      <em><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br></span></em>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt; line-height: 115%;">Ce n'est pas qu'une citation, c’est une œuvre, un rendez-vous, un souvenir, une litanie, une prière… Oui,
      peut-être la mienne.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt; line-height: 115%;"><br></span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Feb 2012 20:48:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7b38bcb0e2b8951ed26c3aa5c2217346</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.sybilledebollardiere.com/article-vestiges-98735429-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Famille à écrire... Avec ou sans fiction ?]]></title>
        <link>http://www.sybilledebollardiere.com/article-famille-a-ecrire-avec-ou-sans-fiction-98002171.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="white-space: pre;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/550x696/2/32/67/57/Illustrations-BD/salon-souchettesleg.jpg" class="noAlign" width="550" height="696" alt="salon-souchettesleg.jpg"></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">J’ai souvent rêvé d’une famille ordinaire, calme, paisible. Je l’imagine étalée au
    soleil d’un éternel printemps dans l’odeur des premiers lilas avec le cri des enfants jouant dans les allées et sur de vastes pelouses, posés au gré de l’ombre des grands arbres, quelques
    personnes âgées souriantes et heureuses.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et rien que d’écrire cela j’ai l’impression de l’avoir vécu,
    je me vois allant de l’un à l’autre, enfant échauffée d’avoir trop couru, les mains collantes de sucreries, plus grande, tâchée du jus des premiers fruits et puis comme aujourd’hui, témoin ému,
    repliée, épiant du crayon ou du stylo ce qui ne se reproduira plus, ce qui s’enfuit déjà et même ce qui n’a jamais eu lieu. Et le reste je l’inventerai comme j’ai eu envie autrefois d’empailler
    ceux que j’avais tant aimé, trop peut-être pour survivre sans dommage aux époques révolues.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt; line-height: 150%;">&nbsp; &nbsp; &nbsp;</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt; line-height: 150%;">Pourquoi les
    enfants pleurent-ils dans mes rêves, je me le demande souvent. Parfois si fort que j’entends leur cri me suivre dans la rue, il s’enfle et grandit autour de moi jusqu’à ce que je prenne les
    armes, stylo en main. Je crois tirer à bout portant mais je ne dis rien, je n’écris rien. Je falsifie, détourne, arrange, trahit et embellit, je restaure parfois mais si peu, si peu.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt; line-height: 150%;">&nbsp; &nbsp; &nbsp;</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt; line-height: 150%;">Il y a des
    familles qui se prêtent à l’écriture, non qu’elles le méritent, je pense qu’aucune ne mérite cela, mais disons que cela leur va bien. Pendant des décennies elles ont attendu leur heure de gloire
    tapageuse dans un confort bourgeois et ennuyeux alors elles acceptent de souffrir un peu et se remettront aussi vite que les livres s’oublient. Et puis il y a les familles comme la mienne, une
    famille en lambeaux qui se serait rêvée heureuse et qui se réveille à l’occasion, au bord du gouffre en poussant des cris de damnée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En d’autres temps les nôtres se nommaient eux-mêmes «&nbsp;la
    chair à canon&nbsp;», le pire n’était pas de naître femme dans ces familles-là, même si leur droit de parole était aussi ténu que leur choix. Avec la violence en héritage et quelques vertus
    imbéciles ou dogmatiques, nous n’avons jamais craint l’excès, la démesure, les chagrins et l’immense solitude qui précèdent et suit nos éclats. Je dis nous qui est un mot d’emprunt ; aujourd’hui,
    c’est le JE qui se pratique chez nous comme ailleurs. Un JE jaloux de ses prérogatives, un peu ivre de ses découvertes, de lui-même, mais souvent très malheureux quand on le laisse tout
    seul.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt; line-height: 150%;">&nbsp; &nbsp; &nbsp;</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt; line-height: 150%;">Bavards pour
    taire l’essentiel, chacun cherche sa voix en protégeant ses sources et moi je leur ressemble, cultivant les secrets qui nous on fait, les amplifiant, les détournant. Alors oui, pour parler d’eux,
    de moi, de qui j’étais, je revendique la fiction, son armure et l’ombre aussi, celle qui croît sous les grands arbres où l’on évoque les secrets à voix basse pour qu’ils prennent un peu l’air
    sans pour autant se dévoiler tout à fait.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt; line-height: 150%;">&nbsp; &nbsp; &nbsp;</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt; line-height: 150%;">Et peu
    importe&nbsp;! Aujourd'hui, la vie rêvée, libre et aimée, celle que j’écris, c’est la vraie vie, il n’y a pas d’autre révélation à attendre de l’écriture</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 27 Jan 2012 09:50:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1bb80f5a1d82ba3511011adb3dc45efd</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.sybilledebollardiere.com/article-famille-a-ecrire-avec-ou-sans-fiction-98002171-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Journal]]></title>
        <link>http://www.sybilledebollardiere.com/article-archives-97649103.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img alt="bede" height="273" width="550" class="noAlign" src="http://img.over-blog.com/550x273/2/32/67/57/Illustrations-BD/bede.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="white-space: pre;">O</span><span style="font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva;">u les archives d'un passé composé... &nbsp;Qu'en faire si comme l'écrit Delphine de
    Vigan</span> <em style="font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva;">"l'écriture ne donne accès à rien"</em> <span style="font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva;">?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 12.0pt; font-family: &quot;Segoe Print&quot;;">Le Chesnay, 24 février 2002</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 12.0pt; font-family: &quot;Segoe Print&quot;;">&nbsp;</span></em> <em><span style="font-size: 12.0pt; font-family: &quot;Segoe Print&quot;;">Voilà ça y est, le temps
    est venu ; après bien des tentatives je me replonge dans cette matière qui m’encombre chaque jour un peu plus, je veux parler du contenu de la malle rouge : mon journal
    !</span></em><em><span style="font-size: 12.0pt; font-family: &quot;Segoe Print&quot;;">&nbsp;</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 12.0pt; font-family: &quot;Segoe Print&quot;;">Il n’a pas toujours été dans une malle, je crois que j’ai du faire cet achat lors de mon premier mariage pour ranger et
    mettre à l’abri ce qui commençait&nbsp; à prendre de la place. Donc depuis vingt ans j’empile ces cahiers numérotés et bientôt il faudra songer à un contenant plus vaste. Aujourd’hui il faut
    compter sur quelques 53 cahiers plus quelques petits carnets qui datent de l’époque où j’espérais prendre de véritables «&nbsp;notes d’écrivains&nbsp;»...</span></em><em><span style=
    "font-size: 12.0pt; font-family: &quot;Segoe Print&quot;;">&nbsp;</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 12.0pt; font-family: &quot;Segoe Print&quot;;">Récemment il m’est venu l’envie de tout détruire, de faire disparaître ces cahiers qui m'ont suivie partout. Désir
    d’allègement, de liberté, espoir d’une nouvelle vie, je ne sais pas exactement. Détruire le journal s’est avéré jusqu’à présent impossible, l’histoire qui nous lie est trop ancienne. C’est un peu
    comme un vieux mariage que l’on ne peut se résoudre à défaire bien qu’on en connaisse toutes les faiblesses, les complaisances et surtout ces impudeurs que l’on ne prend plus la peine de
    dissimuler.</span></em><em><span style="font-size: 12.0pt; font-family: &quot;Segoe Print&quot;;">&nbsp;</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 12.0pt; font-family: &quot;Segoe Print&quot;;">A l’idée que mes enfants puissent un jour tomber sur cette masse de cahiers et qu’ils ne sachent qu’en faire, j’ai le
    projet de tout recopier, de trier, d’élaguer afin de préserver ce qui peut enrichir l’histoire familiale tout en apportant un éclairage sur les zones d’ombre de mon enfance et de mon
    adolescence.</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 12.0pt; font-family: &quot;Segoe Print&quot;;">&nbsp;</span></em> <em><span style="font-size: 12.0pt; font-family: &quot;Segoe Print&quot;;">Mais c’est avant tout une
    redoutable tâche que de pénétrer à nouveau ce monde que pour avoir décrit, j’ai partiellement oublié. Ma mémoire est ailleurs, dans des images, des voix et des odeurs que finalement j’ai rarement
    décrites. Le journal c’est ce voleur de temps à qui je me suis livrée, parfois corps et âme, pour mon mal ou pour mon bien, par tous les temps, à toutes les heures. Le journal à la place d’une
    vie simple qui aurait cessé de se regarder pour simplement s’écouler, librement, au milieu des autres et de la vie...</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 12.0pt; font-family: &quot;Segoe Print&quot;;">&nbsp;</span></em><span style="font-family: 'Segoe Print'; font-size: medium;">Aujourd'hui, les cahiers sont &nbsp;au
    nombre de 70... Et il y a longtemps que la malle rouge a débordé... Alors j'archive en images... SB</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana, geneva;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 22 Jan 2012 14:09:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">070f0411d4aa36804ff09044629bd201</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.sybilledebollardiere.com/article-archives-97649103-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[A propos des Chroniques de Jérusalem...]]></title>
        <link>http://www.sybilledebollardiere.com/article-a-propos-des-chroniques-de-jerusalem-94079028.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><img alt="ecriture-3143.JPG" height="412" width="550" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/550x412/2/32/67/57/ecriture/ecriture-3143.JPG"></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><img alt="ecriture 3145" height="388" width="275" class="noAlign" src=
    "http://img.over-blog.com/275x388/2/32/67/57/ecriture/ecriture-3145.JPG">&nbsp;&nbsp;<img alt="ecriture 3144" height="414" width="275" class="noAlign" src=
    "http://img.over-blog.com/275x414/2/32/67/57/ecriture/ecriture-3144.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Tout le monde croit connaitre Jérusalem pourtant, dans son dernier roman graphique,
    Guy Delisle nous promène au fil de son quotidien dans une ville déroutante et pleine de contradictions. Avec la rigueur et la simplicité de son trait, on découvre Jérusalem et ses alentours avec
    les yeux d’un canadien qui se définit modestement lui-même comme <em>« Un type candide mais observateur».</em> C’est un livre passionnant qui m'a beaucoup touchée, en particulier les lieux
    secrets et les personnages originaux de cette ville écrasée d’histoire et de religion. En dépit de l’humour et de l’autodérision de l’auteur, qui se dépeint souvent comme un père de famille
    empêtré dans son emploi du temps, le constat est dur et même un peu triste. Sans parti pris, et c’est tout le talent de Delisle, il nous offre un portrait grinçant d’une ville où rien n’est
    simple, surtout pas l’avenir.</span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt; line-height: 150%;">A voir pour le plaisir,</span> <strong><a style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt; line-height: 150%;" href="http://www.guydelisle.com/jerusalem/jeru-index.html">sur son site,</a></strong> <span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt; line-height: 150%;">les croquis de Jérusalem et beaucoup d’autres de ces précédents livres.</span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="line-height: 24px;">Chronique de Jérusalem</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="line-height: 24px;">Guy Delisle</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <strong><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Editions Delcourt - Novembre 2011</span></strong>
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Thu, 22 Dec 2011 11:57:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c0bf621c06f9c2c58e6f97d6ee016eb1</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.sybilledebollardiere.com/article-a-propos-des-chroniques-de-jerusalem-94079028-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La vie, un roman graphique]]></title>
        <link>http://www.sybilledebollardiere.com/article-la-vie-un-roman-graphique-89996102.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/550x777/2/32/67/57/photod-vie/Paris-Rome3.jpg" class="CtreTexte" width="550" height="777" alt="Paris-Rome3.jpg">
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">C’était juste un essai mais je poursuis… <strong>La VIE, roman graphique</strong>
    continue et je pense y consacrer pas mal d’énergie et de temps ce qui m’amène à délaisser le blog, facebook et autres…&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="line-height: 24px;">Quant à <strong>"l'amour en zone inondable"</strong>, le statut du roman est "à paraître", ce qui
    n'exclut pas quelques dernières corrections...</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="line-height: 24px;">Et puis bien sûr : <strong>&nbsp;</strong><a href=
    "http://www.sybilledebollardiere.com/article-une-femm-66937748.html"><strong>"Une femme d'argile"</strong></a> chez votre libraire et <a href=
    "http://www.amazon.fr/Une-femme-dargile-Sybille-Bollardi%C3%A8re/dp/2362010201">Amazon</a></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="line-height: 24px;"><a href=
    "http://www.sybilledebollardiere.com/article-dossier-de-presse-le-defaut-des-origines-85162043.html"><strong>"Le Défaut des Origines"</strong></a> ...<a href=
    "http://www.priceminister.com/offer/buy/2513781/Bollardiere-Sybille-De-Le-Defaut-Des-Origines-Livre.html">Priceminister</a></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Dec 2011 15:54:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e78804e855314579c8ba79e3b57c7c62</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.sybilledebollardiere.com/article-la-vie-un-roman-graphique-89996102-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Balade sentimentale au Palais Royal... Elles sont Paris... Les chansons]]></title>
        <link>http://www.sybilledebollardiere.com/article-balade-sentimentale-au-palais-royal-elles-sont-paris-les-chansons-91880272.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">C’était mercredi rue de Valois, une de ces belles soirées de décembre quand Paris rassemble ce qu’il a de
    meilleur, des étoiles, du talent et beaucoup d’émotion. Paris ville lumière dans la nuit sous les mots de Nicolas Boualami, Paris ville mémoire, chantée dans ses quartiers pour que chacun s'y
    retrouve.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><img alt="293903_10150382672298566_831533565_8353082_937316695_n.jpg" height="791"
    width="550" class="noAlign" src="http://img.over-blog.com/550x791/2/32/67/57/293903_10150382672298566_831533565_8353082_937316695_n.jpg"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="line-height: 150%; font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 10pt;">Illustration <a href="http://pierrelie.com">Pierre-Elie Ferran - pierrelie.com</a> D'après "les deux
    plateaux" sculpture in situ de Daniel Buren, cour d'honneur du Palais Royal Paris 1985-1986</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">J’ai passé une belle soirée et il y beaucoup de raisons à cela. Bien sûr il y avait ceux que j’ai déjà cité mais aussi
    Juliette Gréco, Irène Jacob, Martin Rappeneau, Marie-Amélie Seigner, Zaza Fournier, Philippe Bresson, Zoé Félix et Alain Chamfort qui ont chanté avec plein de délicatesse ces nouvelles chansons
    de Paris que nous sommes impatients de fredonner… Il y avait aussi les musiciens, quelques amis et quelques proches… Le cœur en fête, je vous le dis…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Pour vous cet extrait des chansons de l’album "</span><span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="line-height: 24px;"><a href="http://www.ellesonparis.com/">ELLESONPARIS&nbsp;</a></span></span><span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">"</span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">&nbsp;de Nicolas Boualami.
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Juste une allée, &nbsp;Chanté avec émotion par Hanna Shygulla</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">JUSTE UNE ALLÉE</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">OU L’HEURE A&nbsp; SONNÉ LA RÉCRÉ</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">JUSTE UNE ÉCOLE,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">TÉMOIN ÉTRANGE ET IMPUISSANT</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">JUSTE UNE ENFANT</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">ET UN CARTABLE JAUNE RAFLÉ</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">«ICH BIN DA ZUFÄLLIG, ABER ICH BIN NICHT DA ZUFÄLLIG...&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">JUSTE UNE ALLÉE,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">ET L’AUTOMNE QUI S’ACCROCHE À MOI</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">JUSTE UNE SAISON</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">POUR QUE TOMBENT LES FEUILLES DU PASSÉ</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">JUSTE UN PRÉSENT</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">DEMAIN, TOUT PEUT RECOMMENCER....</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">«YIRH BIN DOU TSOUFÈLIK NOR YIRH BIN NICHT DOU TSOUFÈLIK..»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">REFRAIN :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">TU PORTAIS&nbsp; LE MÊME PRÉNOM QUE MOI</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">MAIS L’HISTOIRE AVEC UN GRAND H</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">S’EST GLISSÉE AU BOUT DE TON PRÉNOM</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">NOS&nbsp; LANGAGE ÉTAIENT&nbsp; COMME DES SIAMOIS</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">L’ENFANCE COURTE COMME UN SAUT DE CHAT</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">MÊLÉS NOS JEUX&nbsp; ET&nbsp; MÊLÉES NOS VOIX</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US">“PUPPE UND POUPELE</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US">&nbsp;MUTI UND MAMELE</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US">DIE KINDHEIT UND KINDHEÏT”</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US">ENSEMBLE BALAYÉES....</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">«&nbsp;FARGESS KEINMOUL NICHT..&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="line-height: 24px;">Et bientôt vous aurez tout l’album pour revisiter Paris...</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="line-height: 24px;"><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; line-height: 20px; background-color: #ffffff;"><a href="http://www.ellesonparis.com/">http://www.ellesonparis.com/</a></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 09 Dec 2011 15:50:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2b0fbea0b9c0b5b400e915a16a7d611c</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.sybilledebollardiere.com/article-balade-sentimentale-au-palais-royal-elles-sont-paris-les-chansons-91880272-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Philippe Forest et Pierre Jourde à Propos du roman]]></title>
        <link>http://www.sybilledebollardiere.com/article-philippe-forest-et-pierre-jourde-a-propos-du-roman-91603655.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <em><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="line-height: 150%; font-family: Verdana, sans-serif;">lire <a href=
    "http://bibliobs.nouvelobs.com/rentree-litteraire-2011/20111125.OBS5320/la-fin-du-roman.html">l'enquête du Nouvel Obs la fin du roman</a></span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><em><span style="line-height: 24px; font-family: Verdana, sans-serif;">(extraits du nouvel obs)</span></em></span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">«Le roman-roman est en coma dépassé»</span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span></strong><em><span style=
    "font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">PAR PHILIPPE FOREST. L'universitaire et écrivain, qui vient de piloter à la NRF un dossier
    intitulé «Je &amp; Moi», préfère le «roman vrai» au «vrai roman». Explications.</span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;<img alt="2747544 (1)" height="233" width="300" class="GcheTexte" src=
    "http://idata.over-blog.com/2/32/67/57/ecriture/2747544--1-.jpg"></span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Universitaire et écrivain, Philippe Forest est l'auteur de nombreux "romans" à caractère autobiographique, comme "Le
    Siècle des nuages" ou "L'Enfant éternel". Il a par ailleurs publié différents essais consacrés au rapport entre roman et réel, et vient de diriger, pour la "Nrf", un dossier intitulé "Je &amp;
    Moi" consacré à l'écriture de type autobiographique. ©Sipa</span></em>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;«On peut trouver toutes sortes de raisons à l'hégémonie actuelle du roman: s'il
    veut que son livre soit lu, qu'il lui rapporte la rétribution symbolique («passer pour un écrivain») et la réussite éditoriale (les prix, les ventes, la notoriété, etc.) qu'il espère, un auteur a
    tout intérêt à présenter son livre comme un roman et à faire inscrire cette mention sur la couverture. C'est vrai. Mais il s'agit d'une des conséquences et non de l'une des causes de ce
    phénomène. Les raisons du triomphe actuel du roman sont plus profondes et plus lointaines.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Au siècle dernier, Bakhtine les expliquait très bien en rendant compte de l'évolution
    du genre depuis ses origines les plus lointaines jusqu'à ses manifestations les plus récentes. Le roman, affirmait-il, est le seul genre encore en devenir, il ne possède pas de canons, il révèle
    la totale impuissance de la théorie littéraire à en proposer une définition. En un mot, la seule définition qu'on peut en donner est une définition négative qui consiste à relever l'impossibilité
    qu'il y a à le définir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Cette formidable plasticité, cette extraordinaire vitalité expliquent que, en vertu de
    sa perpétuelle faculté de renouvellement, le roman ait évincé et avalé les autres genres littéraires. Les deux grands textes par lesquels s'invente le roman moderne avec Joyce et Proust
    témoignent de cette faculté qui lui est propre et par laquelle il absorbe, intègre, accomplit et dépasse tous les autres genres (poésie, essai, autobiographie, théâtre).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Il n'y a aucune raison de limiter le roman au domaine des petites histoires inventées
    dont se moquaient déjà si justement les surréalistes. C'est du «roman-roman» comme disait Cendrars. Et même si le genre a encore ses amateurs, cela fait longtemps qu'il est en coma dépassé. Sur
    le mode mineur (les réussites très relatives de l'actualité récente) ou majeur (certaines des grandes œuvres aujourd'hui en cours), les romans les plus intéressants témoignent d'une même méfiance
    à l'égard des vieilles formules avec lesquelles, sous couvert d'imagination, l'auteur refourgue au lecteur de façon très peu imaginative les mêmes intrigues stéréotypées avec des personnages de
    papier-mâché dans des décors en trompe l’œil.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">On en a assez de cela et on veut du vrai! Rien de plus légitime et de plus salutaire.
    Du coup, le roman se tourne vers le vrai qu'il va chercher du côté de l'expérience personnelle ou de l'expérience collective. C'est ce qu'on peut appeler le roman vrai - par opposition à ce qu'on
    présente comme du vrai roman.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Cela reste du roman - car à partir du moment où on raconte, on transforme fatalement
    la réalité en fiction en lui donnant la forme d'un récit. Mais c'est un roman qui vise le vrai dans la mesure où il se veut gagé sur l'expérience. Toute la difficulté consiste à trouver un
    protocole opératoire par lequel on passe de la petite histoire à la grande, de sa vie à celle des autres. Et inversement selon un mouvement de vases communicants sans lequel on reste à
    l'extérieur de la chose - selon le mot de Céline déclarant que la plupart des écrivains ne sont pas dans la chose mais se branlent à l'extérieur!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Comme dans ces livres, si nombreux, où, spéculant sur le sentimentalisme, des auteurs
    d'aujourd'hui vous racontent la guerre, les génocides, la maladie, la mort comme s'ils y avaient été mais sans en avoir aucune expérience et donc aucune idée. On est alors dans la pure
    reconstitution télévisuelle à plus ou moins grand spectacle. Et donc, en toute bonne conscience, dans la falsification&nbsp; éhontée de la vérité.&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">S'il faut donner une définition du roman, pour ma part je m'en tiendrai à celle que
    j'ai déjà donnée dans «Le Roman, le Réel et autres essais» et qui me semble correspondre aux livres que j'ai faits qui sont tous fondés sur l'expérience personnelle, comme dans «L'Enfant
    éternel», «Le Nouvel Amour», même quand ils entreprennent d'élargir cette expérience du côté de l'expérience collective et de la grande histoire dans «Sarinagara» et «Le Siècle des nuages»: le
    roman doit répondre à l'appel de l'impossible réel, c'est-à-dire rendre compte de cette part d'impossible (le désir, le deuil) qui définit l'expérience humaine et que, sous la forme d'un récit
    qui consent à la fiction sans renoncer au vrai, il est seul à pouvoir dire.»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Propos recueillis par David Caviglioli</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">29-11-11 à 20:51 par BibliObs</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="line-height: 24px;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Pour le roman d'imagination</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 19px; line-height: 28px;"><strong><img alt="images.jpg" height="151" width="300" class="noAlign" src=
    "http://idata.over-blog.com/2/32/67/57/ecriture/images.jpg"><br></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="line-height: 150%; font-family: Verdana, sans-serif;">&nbsp;</span></strong><a href="http://www.pierrejourde.fr/" target="_blank">Pierre
    Jourde</a>, écrivain, professeur d'université et critique littéraire, se pose quelques questions</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">J’aimerais répondre à ce qu’a dit ici Philippe Forest à propos du roman, et qui a
    suscité quelques vives réactions. Quel que soit le respect que j’ai pour l’écrivain Forest, je ne peux pas le suivre dans sa condamnation du roman d’imagination.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Il me semble que ce qu’il dit ne saurait être valable que pour le petit roman à la française, usé en effet
    jusqu’à la corde, avec sa psychologie, ses adultères, la rencontre d’un écrivain quinquagénaire désabusé avec une troublante jeune femme, and so on. Mais c’est sous estimer ou méconnaître la
    richesse du roman francais contemporain, sans parler des étrangers, que de le réduire à cela.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Le discours tel que celui que Philippe Forest tient ici s’est généralisé depuis quelque temps. Josyane Savigneau disait
    naguère à propos de Christine Angot que l’écrivain ne pouvait plus être un raconteur d’histoires. Catherine Millet, qu’il ne pouvait y avoir plus de place, dans la littérature, que pour
    l’autobiographie. Christophe Donner condamne l’imagination. Bref, au despotisme absolu du roman tend à se substituer le despotisme de la confession et du récit de soi, despotisme auquel se
    soumettent à présent les prix littéraires. Il paraît étrange de se réclamer de Bakhtine, et de l’infinie ouverture du romanesque, pour aussitôt refermer le genre. Le modèle de Bakhtine, c’était
    Rabelais.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Je pense comme Philippe Forest que l’affaire de la littérature, c’est la vérité. Mais cette vérité peut, et
    parfois doit passer par d’autres voies que par la transcription de l’expérience. De ce que Philippe Forest soit un excellent autobiographe, il ne s’ensuit pas que toute la littérature doive en
    passer par là. Ce n’est parce que je pratique, moi-même, surtout le récit d’imagination que j’estime que tout le monde doive en faire autant.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Les genres autobiographiques peuvent évidemment donner de grandes choses (et le dernier livre de Forest en est
    la preuve). Mais leur prétention à la domination pose quelques problèmes. D’abord à cause de la rusticité théorique qui sous-tend parfois leur pratique. Du genre: «je l’ai vécu, donc je le
    transcris, donc c’est la vérité, donc c’est de la bonne littérature». S’il est une chose que l’expérience littéraire nous apprend, c’est que nous appelons le «vécu» ne va pas de soi (pas plus que
    le «moi»). Que ce vécu est déjà fait de discours, d’imagination, d’illusions. Que l’imaginaire est parfois la meilleure voie pour nous permettre de donner forme et sens à ce vécu.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Même les écrivains qui ont essayé de s’en tenir à leur propre personne, d’en serrer la vérité au plus près,
    même eux ont rencontré sur ce chemin l’arborescence infinie des histoires, qui plonge ses racines jusqu’au mythe. Au cœur de notre intimité, il n’y a pas une substance personnelle, il y a des
    histoires : la nôtre, et celle de tous ceux qui nous composent. Les détours de l’histoire sont le plus court chemin vers l’altérité en soi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Et puis, nous aimerions tous vivre plusieurs vies. On n’a pas encore trouvé de meilleur moyen que de raconter
    des histoires pour aller dans d’autres mondes, d’autres temps, d’autres corps et d’autres esprits que les nôtres. Les histoires multiplient et enrichissent la nôtre, nous évitent de nous
    recroqueviller sur nous-mêmes, et sur l’étroitesse de ce qu’on veut nous imposer comme le réel.&nbsp; Dans l’imaginaire, notre vie nous paraît moins irrémédiable. Elle devient relative, s’allège,
    s’éclaire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Nous nous racontons notre vie plus que nous la vivons. Il y a parfois plus de vérité dans une fiction que dans
    ce que nous croyons être notre vie, et qui n’est en réalité que le discours que nous nous tenons sur elle. Le détour de l’imaginaire peut nous rendre l’accès à une réalité que nous nous
    dissimulons. Proust a écrit Jean Santeuil, assez proche de ce qu’on connaît de sa biographie. Il n’a pas pu aller jusqu’au bout, ça ne fonctionnait pas. Puis il s’est lancé dans la Recherche,
    plus éloignée de la transcription du vécu, mais plus proche de la vérité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Et puis le discours du moi, c’est ce que la marchandisation nous demande. Le pouvoir médiatique en consomme à
    haute dose: parlez-nous de vous, montrez-vous, exhibez-vous. Vous êtes Duchose, et vous avez bien raison d’être Duchose, dites-nous tout sur Duchose, qu’on s’en repaisse, vive Duchose, vive
    l’individu-roi. En attendant, on ne pense pas, on n’imagine pas, on ne dit rien sur la collectif, le mythique, le complexe. J’entends que l’autofiction bien comprise peut tenter de résister à ce
    diktat. Mais il y a tant d’autofictionneurs qui ne font que faire ce que les médias leur disent de faire qu’il est peut-être un peu hâtif de proclamer sans précautions le royaume éternel du
    discours du moi. S’il n’y a plus que ça en littérature, de même qu’il n’y a plus que ça à la télé, à la radio, moi, moi, moi, nous allons singulièrement manquer d’air. Les contes et les mythes,
    par exemple, me semblent vitaux pour notre vie mentale. Quel enfant n’a pas besoin de l’imaginaire le plus débridé? Nous sommes tous des enfants, heureusement. Nous somme plus essentiellement des
    enfants que des grandes personnes qui estiment indispensable d’exhiber leurs petites affaires sur 250 pages.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Jean-Luc Moreau et quelques autres ont créé il y a quelques lustres la «nouvelle fiction», mettant en avant
    l’imagination, la faculté de raconter des histoires. Cela a donné des œuvres aussi passionnantes que celles de Marc Petit, Frédérick Tristan, G-O Chateauraynaud, Hubert Haddad et quelques
    autres.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Et <a href="http://l-autofictif.over-blog.com/" target="_blank">Chevillard</a>, et Volodine, et Jacques
    Abeille, et <a href="http://remue.net/spip.php?rubrique76">Pierre Michon</a>, et Carole Martinez, et Eric Faye, on en fait quoi ? On les passe à la poubelle, ils ne sont pas dans le grand vent de
    l’histoire autobiographique ? Trop inventifs, trop imaginatifs ? Et les grands romanciers anglo-saxons, hispaniques, italiens qui inventent à tour de bras ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Avec toute l’estime que j’ai pour Philippe Forest, je crains que la position qu’il a adoptée manque de nuances.
    Si ce qu’il souhaite se produisait, ce serait singulièrement réducteur pour la littérature.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Pierre Jourde</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">7 décembre 2012 Bibliobs</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><em><span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">A lire : le commentaire de Marianne, lectrice et libraire
    ci-dessous...</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><em><span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;"><br></span></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 07 Dec 2011 10:18:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f3adce1a4fe9be39c100d8552d1a4283</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.sybilledebollardiere.com/article-philippe-forest-et-pierre-jourde-a-propos-du-roman-91603655-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Chaque image est un aveu]]></title>
        <link>http://www.sybilledebollardiere.com/article-chaque-image-est-un-aveu-72069426.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;"><img alt="Autheuil la voute" height="412" width="550" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/550x412/2/32/67/57/Le-Perche/Autheuil-la-voute.JPG"></span>
  </p>
  <p style="margin-right: 49.6pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Ici et souvent chaque image est un aveu, parfois une prière. Une langue qui se
    rêverait au début d’une histoire plus que d’une aventure. Dans l’entre-deux-livres les mots se cherchent douloureusement et ici l’image est une page blanche avec ses efforts, ses tremblements et
    toute l’impuissance d’un geste commencé qui n’aboutit qu’à l’aveu annoncé…</span>
  </p>
  <p style="margin-right: 49.6pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Qu’ai-je vu de si beau que je ne sais le décrire&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="margin-right: 49.6pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Qui me manque au point que je ne sais le dire&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="margin-right: 49.6pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Les personnages ont pris congé&nbsp;; non ils ne s’effacent pas, ils se tiennent de côté. Gargouilles,
    censeurs, anges noirs ou vagabonds, ils surveillent la page blanche et les fictions à venir avec la brutale affection de ceux qui, fidèles à l’auteur, n’en continuent pas moins à n'en faire qu'à
    leur tête.</span>
  </p>
  <p style="margin-right: 49.6pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">L’auteur justement, ce galérien qui s’impose une page blanche que personne ne lui réclame est aussi celui qui jouit du
    moindre mot comme l’orpailleur devant ses pépites.</span>
  </p>
  <p style="margin-right: 49.6pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Aujourd’hui, le souvenir d’un été sur les sentiers d’avril, mes pensées brouillonnes dans la douceur romane et, au détour
    d’un chemin, le reflet d’un visage, un soleil, la route.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-family: Georgia, serif; line-height: 21px; font-size: 10pt;">Déja publié en avril 2011&nbsp;</span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 19 Nov 2011 22:30:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">22f30e119041fe27172bdd57a6e31d7f</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.sybilledebollardiere.com/article-chaque-image-est-un-aveu-72069426-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Chevaux sauvages, Yoshka et les dieux fatigués]]></title>
        <link>http://www.sybilledebollardiere.com/article-chevaux-sauvages-yoshka-et-les-dieux-fatigues-88213337.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="line-height: 24px;"><img alt="ecriture 3096" height="421" width="600" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/600x421/2/32/67/57/ecriture/ecriture-3096.JPG"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Chevaux sauvages, bouleaux, peupliers, palissades de bois et fenêtres de couleurs
    vives pour réveiller le ciel. Plus loin une rivière sur son lit de pierres et enfin les steppes, une terre légère qui se soulève au vent. Du Baïkal à l’Issyk-Koul, j’énumère un décor où
    s’installer le temps d’un livre. Le crayon à la main, je voyage sur d’anciennes traces en suivant d’improbables routes sur des cartes jaunies qui parlent de pays qui n’existent plus, à la
    recherche d’un peuple qui ne se reconnaitrait pas. C’est juste une route de nuit à travers le temps et l’espace, un projet vieux comme l’insomnie et plein de vie comme un livre à venir. Il y aura
    Yoshka qui se réjouit déjà et se voit en caravane au pays des yourtes mais qu’importe, en bon personnage &nbsp;il fera ce que je lui écris et de toute manière il a un désespoir plein d’avenir et
    il le sait.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.0pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 16px; line-height: 24px;">Et pendant ce temps-là, l’automne s’installe et pour la suite je ne suis pas pressée. La liberté est surendettée et les
    printemps ne font plus rêver. L’Olympe et ses dieux fatigués ont pris le maquis, c’est le retour à la terre. C’est décidé, je serai animiste, pour un dieu sage et muet qui préside en silence la
    grande roue de l’univers et s’honore en chaque chose du minéral au végétal, en chaque être vivant, sans aucune préséance.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 07 Nov 2011 14:55:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">90e24e4bb280a586ef020f3a61f7c061</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.sybilledebollardiere.com/article-chevaux-sauvages-yoshka-et-les-dieux-fatigues-88213337-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[j'écris souvent le dimanche]]></title>
        <link>http://www.sybilledebollardiere.com/article-32502880.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><img alt="illustrations-accueil-site 3050" height="264" width="550" class="noAlign" src=
    "http://img.over-blog.com/550x264/2/32/67/57/illustrations-accueil-site/illustrations-accueil-site-3050.JPG"><br></span></span> <a href="http://%20www.myspace.com/perilparole"></a>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #c5c5c5;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: Verdana, sans-serif;">J'écris souvent le dimanche, et parfois en semaine dans le train, ballotée
      entre les visages fermés et le charme abandonné des friches SNCF. J'écris sur les voies, entre tags et lianes, détritus et sureau en fleurs, entre silence et brouhaha, solitude et promiscuité.
      J'écris sur un cahier replié sur mes genoux, à la sauvette et si possible très petit pour qu'on ne puisse pas lire par dessus mon épaule. Parfois si petit que je ne peux pas me
      relire.</span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: verdana, geneva; color: #c5c5c5;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: Verdana, sans-serif;"><br>
      Quand le train quitte les quais et s'enfoncent dans les sous-bois, mes personnages s'animent alors qu'il suffit d'approcher d'une gare pour que je cherche mes mots. Que voulez vous, l'écriture,
      le roman surtout, est un voyage ferroviaire que l'on croit mettre sur les rails en oubliant les rencontres et d'imprévus aiguillages. Et puis il ya ces gares où montent des personnages et
      d'autres stations en rase campagne où ils débarquent quand on croyait finir le voyage avec eux.<br>
      <br>
      J'épouse le rail, son rythme et berce ma phrase entre les hoquets d'un train de banlieue, les yeux rivés vers ces grues métalliques qui se perdent dans le ciel de la ville. Déjà le gouffre
      m'aspire loin des lisières, un train qui s'en va braille sur une autre voie une langue inconnue et&nbsp; le silence bleuit l'horizon, comme cette page blanche que je referme pour d'improbables
      lecteurs.</span></span>
    </p><span style="color: #c5c5c5;">juin 2009</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br></span></span>
    <div>
      <div class="clearfix" style="width: 180px;">
        <div>
          <a href="http://www.over-blog.com/"></a>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 27 Oct 2011 16:20:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4e41f8c90573aed083be42d8c89ecdd5</guid>
                <category>Chroniques</category>        <comments>http://www.sybilledebollardiere.com/article-32502880-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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