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chroniques

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Les Wesendonck Lieder, Régine Crespin

25 Août 2013, 17:50pm

Publié par Sybille de Bollardiere

 

 

D’après Wikipédia :

Les Wesendonck Lieder1 sont un cycle de lieder composé par Richard Wagner au moment où il composait La Walkyrie, en 1857-1858. Cette œuvre, ainsi que Siegfried-Idyll, sont ses deux compositions hors opéra encore régulièrement jouées.

Le cycle est écrit sur des poèmes de Mathilde Wesendonck (née Agnes Mathilda Luckemeyer, 1828-1902), la femme d'un des mécènes de Wagner. Wagner avait fait la connaissance d'Otto Wesendonck à Zurich, où il s'était enfui de Saxe après l'insurrection de mai à Dresde en 1849. Pour quelque temps, Wagner et sa femme Minna vécurent ensemble dans l'Asyl (« le refuge », en allemand, ou encore "Asylum"), une petite résidence sur la propriété des Wesendonck.

Wagner eut une passion pour Mathilde, ainsi ce fut l'unique fois qu'il accepta de composer sur des textes non de lui, simplement pour avoir l'alibi de la voir régulièrement2. La situation et leur attirance réciproque ont certainement contribué à l'intensité du premier acte de La Walkyrie — que Wagner composait à l'époque — et à la conception d'une œuvre inspirée des légendes deTristan et Iseult ; sans doute, les poèmes de Mathilde ont également subi la même influence.

Les poèmes sont d'une écriture pensive, influencée par Wilhelm Müller, auteur de poèmes utilisés par Schubert plus tôt dans le siècle. En revanche, le langage musical, tout aussi raffiné et lui aussi d'une grande intériorité, est toutefois d'une intensité bien différente, Wagner ayant fait grandement évoluer le style romantique.

Wagner lui-même nomma deux des lieder du cycle : Études pour Tristan et Isolde, utilisant pour la première fois des idées musicales développées par la suite dans l'opéra. Dans Träume, on peut entendre les mélodies du duo d'amour du deuxième acte, alors que dans Im Treibhaus (le dernier des cinq lieder à avoir été composé), Wagner utilise des airs plus tard grandement développés dans le Prélude du troisième acte. Le style harmonique chromatique de Tristanse fait sentir dans tous les lieder et les unit pour former le cycle.

Wagner écrivit originellement les lieder pour voix de femme et piano seul, mais produisit par la suite une version orchestrale de Träume, qui devait être jouée par un orchestre de chambre sous la fenêtre de Mathilde lors de son anniversaire, le 23 décembre 1857. Le cycle entier fut joué pour la première fois en public le 30 juillet 1862 sous le titre Cinq lieder pour voix de femme.

L'orchestration du cycle complet fut faite par Felix Mottl, le chef d'orchestre de Wagner. En 1976, le compositeur allemand Hans Werner Henze produisit une version de chambre du cycle. Le compositeur Christophe Looten à réalisé une transcription de l'œuvre pour voix et quatuor à cordes. En 2013, le compositeur Alain Bonardi réalise une version pour voix, piano, clarinette et violoncelle, comportant des intermèdes faisant appel à des percussions orientales résonnantes.

Régine Crespin, née le 23 février 1927 à Marseille et morte le 5 juillet 2007 à Paris, est une cantatrice française, à voix de soprano dramatique.

Elle fait une carrière internationale sous la direction de chefs d'orchestre tels que Georg Solti ou Herbert von Karajan, excellant à la fois dans le répertoire français et allemand.

En reconnaissance de son art, le Concours international Marguerite-Long-Jacques-Thibaud, jusqu'alors destiné aux seuls pianistes et violinistes, s'est ouvert à l'art lyrique en 2011 et a été renommé Concours Long-Thibaud-Crespin1. 

 

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Dinard,été 81, le carnet retrouvé

14 Août 2013, 10:46am

Publié par Sybille de Bollardiere

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Saint Jacut 8 juillet 81

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Harbour et Cezembre vus de Saint Enogat 9 juillet 81- S de B

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Saint Malo vu de Saint Enogat, la digue été 81,  S de B

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 Partie gauche de la plage de Saint Enogat été 81- S de B

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L'hôtel de la Mer été 81 - Plage de Saint Enogat, S de B


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Les jours d'août, la fête foraine... "jusqu'au cri froid de l'anémone"

12 Août 2013, 16:22pm

Publié par Sybille de Bollardiere

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Photo : Pierre-Elie Ferran site : http://www.pierrelie.com/

 

Lundi 12 août 2013

Une escale sur la page blanche avant que l’été ne bascule vers sa fin. Après la fête, la maison résonne du silence des lendemains. J’épie les voix d’hier, les rires et le brouhaha qui accompagnait la fanfare quand nous montions vers la colline sous les lampions des enfants. Après quelques dîners, la brocante et le feu d’artifice, le village range ses fanions et je trie mes photos en observant les nuages qui n’annoncent rien de mauvais. Roman oblige, c’est un bel été dont je garderai peu de traces écrites et toujours de trop banales photos - telles qu’on les prend quand on est heureux qu’il fasse beau - écrasées de lumière et de bleu.

Sous le vol des corbeaux dans le petit matin, ceux du voyage s’en vont en silence, défaisant en quelques heures, manèges, jeux, stands de tir, toutes ces distractions que même les enfants, séduits par d’autres écrans, délaissent peu à peu.

Presque 280.000 signes, j’avance dans l’écriture du roman comme un mineur dans son boyau souterrain, au burin parfois, et de toute manière, un peu à l’aveugle dans cette obscurité toute utérine dont j’explore les parois. Ce que l’on croit connaitre vous révèle des gouffres d’incertitude, et parfois des lacs insoupçonnés, des eaux tendres aux berges douces et verdoyantes pour se rappeler que l’amour est chez lui, même là où l’on ne l’espère plus.

La citation de Char, « Jusqu’au cri froid de l’anémone… » Extraite de Commune Présence - que je lisais quand je l’ai rencontré, lui, « l’amour ancien » – me plait comme titre. Ce ne sera pas Irène puisqu’il n’est pas seulement question d’elle. « L’amour ancien » que je retrouve a les pages jaunies. Je n’en finis pas de les tourner pour chercher ce que nous aurions laissé entre deux lignes, ce qui manque aux heures à écrire, aux heures dorées telles que nous aimerions les découvrir. Mais le gris perpétuel se marie à l’absence et martèle la solitude pour que rien de filtre de qui fut une passion et seulement cela, ce qui est peu.

Le soir, porte ouverte sur les étoiles, j’écoute les nocturnes à la recherche de la chanson qui les précède. Il y a presque toujours une voix d’enfant derrière un chef d’œuvre.

 

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Pages de mer... avec Guillaume de Monfreid

29 Juillet 2013, 08:47am

Publié par Sybille de Bollardiere

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Illustration de Vagues, le livre de Guillaume de Monfreid

Rentrée dans l’écrin vert des collines après quelques jours en Bretagne, la mer me poursuit. Une mer d’encre et de couleur, une mer d’aquarelliste, loin des embruns et près de la source. Je fais allusion au très beau livre de Guillaume de Monfreid, Vagues, la mer dans tous ses états.

Une mer intérieure dont l’artiste dit «Eloigné d’elle trop longtemps, j’ai le mal de mer » La mer du poète, du marcheur que l’on imagine sur le long des sentiers de la Hague, à Ecalgrain ou encore à Vauville, dans ces lieux magiques du Cotentin réservés aux oiseaux marins et aux poètes. Tout dire des vagues dans un geste teinté d’outremer ou de bleu cæruleum, raconter page après page, cartographier et peindre la mer, belle, agitée, ridée, forte sous les vents dominants - on pense à Hokusaï - c’est parfois un bel exploit surtout quand Guillaume de Monfreid évoque les nuits en mer, ces nuits où il n’y a rien à peindre, où seul un poète peut écrire « Sous les vagues la mer invente un cortège de lumière »

Vagues est un magnifique livre dont on regarde inlassablement les aquarelles en poursuivant le tête-à-tête de l’auteur avec la mer. Car c’est bien d’une aventure intérieure dont il est question dans ces pages, un voyage d’écume et de vent...

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Vagues, La mer dans tous ses états

Guillaume de Monfreid

Glénat

19 €


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