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Articles avec #l'atelier d'ecriture

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Atelier d'écriture en ligne

20 Août 2020, 13:21pm

Publié par Sybille de Bollardière

La Passagère atelier d'écriture depuis 2012

poursuit ses activités en ligne. Un atelier ouvert à tous, sur inscription.
 
Pourquoi écrire à distance ?
Dans un premier temps, pour pallier aux nécessités du confinement mais ce mode de fonctionnement permet d'entrer dans une dynamique collective stimulante tout en laissant libre cours à votre imaginaire et à votre personnalité. Il vous permet de corriger vos textes à votre rythme, de développer votre univers intérieur tout en améliorant votre style. 

Comment ça fonctionne ? Une inscription par mail et la création d'une adresse gmail (si vous n'en possédez pas déjà) sont nécessaires. Dès lors, je vous adresse par mail le sujet d'écriture en cours. Une fois la proposition d'écriture reçue par e-mail, vous disposez de 4 à 6 jours pour rédiger votre texte avant de l'adresser par mail. Vos écrits sont ensuite mis en ligne sur le site dédié Lapassagereonline afin d'être lus et commentés par l'animatrice et l'ensemble des participants. 
 
Participation/tarif : La première participation à l'atelier est offerte au delà, il vous sera demandé une participation de 30€ par mois. (2 propositions mises en ligne par mois) Vous commencez quand vous voulez et vous pouvez cesser pendant la durée que vous souhaitez. Le règlement s'effectue par chèque ou virement à l'ordre de La Passagère -  (coordonnées sur demande avec votre inscription)
 

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Repérages à Port en Bessin

17 Mars 2018, 20:54pm

Publié par Sybille de Bollardière

Jour de tempête et froid glacial  2 degrés...Jour de tempête et froid glacial  2 degrés...
Jour de tempête et froid glacial  2 degrés...
Jour de tempête et froid glacial  2 degrés...Jour de tempête et froid glacial  2 degrés...

Jour de tempête et froid glacial 2 degrés...

Port en Bessin, 17 mars 2018Port en Bessin, 17 mars 2018
Port en Bessin, 17 mars 2018
Port en Bessin, 17 mars 2018Port en Bessin, 17 mars 2018

Port en Bessin, 17 mars 2018

Repérages pour "La disparition" le projet d'écriture collective de l'atelier...

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Ecriture aux Halles avec Mathieu Simonet

22 Novembre 2013, 15:50pm

Publié par Sybille de Bollardiere

 

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Lundi 18 novembre 17heures

Les participantes se sont installées autour des tables regroupées au centre de la pièce. Chacune ouvre son carnet, cahier ou bloc note et pour moi qui assiste en invitée à l’atelier d’écriture de Mathieu Simonet, elles se présentent rapidement. Elles s’appellent Martine, Andréa, Eugénia, Anne-Marie ou Claudine et elles écrivent pour le plaisir, pour l’émotion de se relire à voix haute devant le groupe et de redécouvrir leurs propres mots.  Elles ont choisi des textes sur le blog et chacune en a tiré des images pour sa propre histoire ou simplement pour le bonheur d’une phrase. À les écouter dans cette pièce exigüe et aveugle - nous sommes au forum des Halles- je reconnais une sensation ancienne de salle de classe, le silence rythmé par la progression des stylos sur la feuille et le grésillement des néons. Ça fait du bien de retrouver le bruit des pages, de voir la diversité de leur graphie sur le papier ligné, l’écriture penchée de Claudine qui file vers les marges emportée par son sujet. Très joli texte sur une rencontre avec un meuble dans une brocante, un « barbier » en bois doré qui ne l’a jamais quittée quand sa vie à elle a tellement changé.  Elle termine avec nostalgie par un «Qui l’aimera après moi? ». Plusieurs parlent des mains, les décrivent tout au long d’une vie, d’un âge, dans leur aspect, leur gestuelle ou leur immobilité. L’écriture est toujours là pour parler du temps qui s’enfuit et Mathieu attentif et souriant, répartit les rôles, les textes et surveille l’heure qui passe trop vite.

 

19 heures

A peine un verre d’eau avalé et c’est l’atelier qui reprend. Dans la nuit du Forum on ne sait rien du jour ni du temps qu’il fait. Dans la salle voisine, un cours de photographie, l’animateur dicte à voix haute : «La petite ouverture correspond à une grande valeur». Distraite, j’observe la pièce pendant que les participants à l’atelier du soir s’installent. Les murs sont recouverts d’affiches de B.D. qui vont de Tintin aux Comics en passant par Akira, Blake et Mortimer, Hulk et Dragon ball Z ». Nous sommes dans la salle « Graphisme, bande dessinée ». Le grondement a repris, un grondement sourd et lent. Je pense maintenant qu’il ne s’agit pas du bruit du métro mais de celui de l’escalator tout proche. Ça ressemble au son d’un moulin qui brasse une rivière.

Mathieu distribue les textes et chacun se jette sur son papier. Véronique est script et écrit à l’encre verte sur un grand cahier, quant à Céline, la page de son carnet se recourbe sous la pression de son trait. L’écriture plaisir est aussi dense que le silence et l’émotion qui l’entourent. Il y a dans ce moment d’échange, entre les questions qu’ils me posent, nos dialogues, les textes qu’ils lisent, le sentiment d’un partage qui ne m’est pas habituel. Je suis émue, saisie de la justesse de leurs phrases, de leurs images comme ce rempart qui entoure l’homme écrivant qu’évoque Boris. Il écrit presqu’à l’oblique, plume de biais à l’encre fine sur la page comme une griffure qui tente de s’imposer sur son territoire.

Car c’est cela l’écriture, une affaire de territoire et l’atelier est là comme un champ de tir pour ajuster ses mots avant de le conquérir, de le garder et d’y vivre… 

21 heures

Je repars me perdre dans l’angoissant dédale souterrain des Halles avec le souvenir de leurs mots, mes quelques notes et l’envie de relire les textes de chacun. Mathieu a de très beaux projets, nous en reparlerons et vous retrouverez  dans la rubrique Ateliers, les textes des participants.

Les textes des participants (lien)


Atelier d’Ecriture                                         Le site de Mathieu Simonet

Centre d’animation

Les Halles le Marais

6-8 place carrée - 75001Paris 

01 40 28 18 48

 

Si vous souhaitez me contacter pour les ateliers d’écriture (Pour l’instant

uniquement dans le Perche)  atelier.sybilledeb@yahoo.fr


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La cour aux "Ernests"

21 Novembre 2013, 14:08pm

Publié par Sybille de Bollardiere

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Quand il a fallu que je trouve une photo pour illustrer ce premier article sur les ateliers d’écriture, mon choix s’est naturellement porté vers un portrait ancien, un visage inconnu ou familier à redécouvrir dans l’album familial, de préférence à une époque où je n’ai pas de souvenir. J’ai cherché également un paysage, un décor dans ce qui me tombait sous la main : magazine de voyage, hebdomadaire, mais tout flottait devant mes yeux sans vraiment m’intéresser. Je cherchais la photo d’un jour, d’un moment, d’une émotion. Une photo dont je pourrais dire « quelque chose va se passer là, maintenant, ou à partir de cet instant… » En feuilletant l’album de mon smartphone, je me suis arrêtée sur ce jardin parisien dans le soleil d’un après-midi de septembre.

C’est la cour carrée de L’E.N.S. rue d’Ulm. A ma gauche, des étudiants boivent leur cannette de coca sous la frondaison des arbres, il fait chaud mais j’hésite à m’asseoir comme si je ne faisais pas partie des lieux. L’eau du bassin est verte, opaque et le débit du jet d’eau ténu. Dans un angle il y a des échafaudages, des travaux de rénovations de la façade se poursuivent. Je remarque les bustes encadrant la cour, tente de déchiffrer sur la pierre le nom des écrivains qui sont représentés, reconnais Lamartine mais je suis à contre-jour et j’aimerais rester discrète. Je sors mon téléphone et j’appuie furtivement sur le déclencheur. Le cliché est banal et mal cadré. Je me souviens de l’avoir pris comme une touriste, un peu honteuse de ne pas déjà connaître l’endroit. J’étais ce jour-là, intimidée dans le saint des saints d’un temple où je croyais ne jamais pénétrer même en visiteuse. Je n’ai su lire correctement que fort tard et quant au Bac, en dehors des épreuves de français et de géographie, c’est un moment de honte que j’ai chassé de ma mémoire avec les quelques notes à un seul chiffre que m’a valu cet examen. Les autodidactes ont toujours le sentiment d’entrer par effraction en littérature comme ailleurs. Dans certaines circonstances ça devient un challenge et on finit par y prendre du plaisir sans que la crainte de ne pas être à la hauteur ne baisse pour autant la garde.

Lorsque j’ai franchi le porche du 45 de la rue d’Ulm en ce vendredi de septembre, l’émotion m’a envahie au point de me faire oublier quelques instants que je venais là pour assister à une conférence. Traversant le hall, j’ai marché vers ce jardin encadré de bâtiments anciens, regardé les maigres fleurs des parterres et avancé dans l’ombre des frondaisons poussiéreuse comme dans un cloître interdit aux profanes. Alors pourquoi cette photo aujourd’hui ? Pour ce jardin témoin de la littérature, pour les mots entendus cet après-midi-là mais plus encore pour l’impression tenace bien qu’invérifiable, d’avoir été dans ce jardin, là où je devais être, chez moi dans « un lieu d’écriture ».  C’est à partir de ce moment que j’ai décidé de participer aux Ateliers et d’en organiser moi-même.

Depuis je retourne souvent en pensée dans la cour dite « Aux Ernests »*. Le plus étrange pouvoir que donne les mots c’est celui de vous promener dans le passé aussi bien que dans n’importe quel présent imaginaire. Je retournerai rue d’Ulm quelque soit la saison. Je rêverai dans ces allées désertes, m’assiérai sur l’un de ces bancs et peu importe la neige, le vent ou la nuit à venir, les grilles sont toujours ouvertes au passeur de la chose écrite.

 

  * Le bâtiment historique de l'École est construit en carré autour d'une cour. Un bassin circulaire, récemment rénové, y abrite quelques poissons qui sont surnommés « les Ernests » (du nom d'un ancien directeur de l'École, Ernest Bersot) ils sont un des symboles officieux de l'École. Par extension cette cour est appelée « Cour aux Ernests », et le vestibule de l'École qui donne sur cette cour est appelé par analogie « Aquarium ». Tout autour de la cour se trouvent les bustes de quarante grands hommes français qui se sont illustrés dans des disciplines représentées à l'ENS : hommes de sciences dans la partie nord et hommes de lettres dans la partie sud. ce sont : sur le mur ouest : Jouffroy, Buffon, Lagrange, Cauchy, Poisson ; sur le mur  nord : Fresnel, Ampère, Foucault, Arago, Laplace, Biot, Pouillet, Lavoisier, Berthollet, Gay-Lussac ; sur le mur est : St-Hilaire, Thénard, Beudant, Jussieu, Cuvier, Descartes, Pascal, Corneille, Molière, Racine ; sur le mur sud : Boileau, La Fontaine, Bossuet, Fénelon, Malebranche, La Bruyère , Massillon, Voltaire, Montesquieu, Rousseau ; sur le mur  ouest : Rollin, Lamartine, Chateaubriand, Aug. Thierry et Cousin.

 

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