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Sybille de Bollardière

chroniques

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Rentrée littéraire, premiers livres ...

29 Août 2010, 19:31pm

Publié par Sybille de Bollardiere

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"La voie d'Accès" - n°67

27 Août 2010, 17:50pm

Publié par Sybille de Bollardiere

 

La voie d accès

Une histoire à raconter, des personnages qui se cherchent et se croisent au revers d’une page. Les derniers jours d’été glissent dans le gris du ciel, entre pluie et vent, dans l’attente d’un miracle : Les premiers mots.

 C’est souvent comme cela que ça commence, par une petite voix qui se fait entendre et domine le paysage en s’imposant sur la page d’un cahier. On remise les crayons, l’aquarelle, la tentation du pire et les illusions du cœur. L’été, celui dont on avait rêvé, mais aussi celui que l’on a vécu, est bien fini et les intempéries ont eu le dernier mot, enfin, surtout ici à l’Ouest.

 Ecrire et tout de suite, pour se prémunir contre l’allongement des nuits ; écrire oui, mais pour l’instant encore, seulement en marge d’un visage, d’un décor ou de quelques traits jetés de biais dans le vide comme une passerelle vers l’autre rive.

 Ecrire ici n’est pas une fatalité mais une aventure, un échange parfois qui va bien au-delà du jeu de miroir. En noir et blanc, à la plume d’acier sur le brouillon des jours, les mots se dessinent ; c’est « la Voie d’Accès », aujourd’hui cahier numéro 67.

 

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Désordre anonyme

23 Août 2010, 21:35pm

Publié par Sybille de Bollardiere

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Comme un château de sable

15 Août 2010, 18:16pm

Publié par Sybille de Bollardiere

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Saint Guilhem du Désert, août 2010

 

Elle avait décidé que ce serait son dernier voyage et j’ai proposé de l’accompagner. Comme on trace les contours d’un château de sable, nous avons dessiné notre route, prévu nos haltes en nous réjouissant à l’avance de chaque paysage retrouvé mais aussi de ceux que nous allions redécouvrir ensemble. L’accompagner c’est ce que je pouvais lui offrir de mieux pour effacer ou diminuer, l’espace d’un été, les marques de l’âge, la souffrance, mais aussi la solitude. Il fallait vaincre son immobilité et cet inévitable isolement qui l’accompagne irrémédiablement.

Elle avait choisi le sud pour le bleu miraculeux qui fait si cruellement défaut à son ciel quotidien mais aussi pour retrouver l’ami aussi cher qu’ancien qui l’avait accompagnée dans d’autres voyages. L’Auvergne fut, l’espace d’une nuit, la première marche gravie de ce temps suspendu. Gémissante de fatigue dans cette vallée de chênes verts parcourue de rivières, elle s’accrocha à l’idée de ce sud salvateur, à l’amitié qui l’attendait.

 Comme toujours « Il » était là, et si le bonheur de le retrouver fut intact, la tramontane balaya en quelques heures l’illusion du temps retrouvé. Comme un château de sable face au vent, le corps subit le temps. Elle retrouva sous le ciel azuréen l’immobilité, la gène d’être dans son grand âge, l’ombre défaite de ce qu’elle avait été.

 Mais l’amitié était là, se conjuguait au passé en repassant leurs émois dans la fidélité du retour au même. Il fut question d’Hammamet, le sud encore, dans les années 70, 80.

 Je n’étais qu’un regard, l’appui de sa détresse mais je l’ai vue heureuse, d’abord timidement, puis dans ses sourires, heureuse tout simplement de l’avoir fait ce voyage, d’être allée au bout de son rêve pour retrouver « l’ami » oui, l’ami, celui que chacun se souhaite et qui m’amène aujourd’hui à me demander qu’est-ce que l’amitié et qu’est-ce qu’elle n’est pas ?

Elle est je crois, aussi présente que muette, posée sur les années, les paysages, toute de bienveillance. Elle est sourire et calme sans tapage, sans désir, ni rien de ce qui encombre le sentiment amoureux ou cet extravagant amour que certains ont pour eux-mêmes. L’amitié est le don immense du temps qui passe, fidèle dans la douceur, le rire parfois, la complicité le plus souvent, « elle est » tout simplement, comme la plage après la vague et peut importe ce que le temps inflige à nos châteaux de sable.

A Jean-Claude

 

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