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  • Romancière, poète, Sybille de Bollardière vit entre la région parisienne et le Perche. Elle est l'auteur du roman "Le Défaut des Origines" publié aux Editions Ramsay 2004 (Prix Lafayette)et "d'Une femme d'Argile" à paraître.

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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 21:46
- Publié dans : Chroniques - Partager    



Quelle est la couleur de l'absence ?

Ce soir j'aimerais que l'on écrive à ma place... Oh pas un roman, juste un poème comme vous savez les faire, légers, doux comme les larmes et le jour qui s'en va. Oui c'est une curieuse idée mais voyez-vous, j'ai de la peine et pas de mots pour l'envelopper, pas de mots pour partager et j'aimerais tant pouvoir le faire.

J'ai perdu une amie, mon amie... Vous l'auriez aimée, elle peignait la mer et s'était installée à son chevet pour en capturer l’éclat. Elle aimait les vagues ; les domptait au bout du pinceau tout en accueillant les visiteurs. Aujourd'hui dans l’atelier désert, elles déferlent sur un paysage inhabité. Elle était ma fenêtre sur la couleur, le peintre des fleurs, celui des lendemains aussi ; des matins, des projets, "tout ira bien tu verras" "je te rappelle bientôt" "Nous irons à Zanzibar". Mais le temps s'est arrêté comme les promesses de voyage que je n'ai jamais tenues. Le carnet à quatre mains je le dessinerai toute seule avec ses couleurs dans les yeux pour peindre ces fleurs qu'elle ne verra pas. Inutile chagrin qui ne ramène rien, pas même un grain de sable. L'horizon lui appartient, mes mots à venir aussi.

 

à Martine Gayet

 


 

 

 

Et voici un poème de Marine D. qu'elle m'a adressé.

  le site de Marine



Ton absence

 

Quand ton absence se fait ombre

Je demeure au bord du rivage

Les mouettes lancent leur cri perçant

Le flux et le reflux murmurent une cantate

Et je vois ton visage au travers de l’écume

 

A mon cœur l’important est de garder de toi

Ta flamme unique, ton regard, ta tendresse

A mon cœur l’essentiel est d’être là pour toi

Tel un pilier battu par les vagues et le vent

Que le ressac menace et que le temps corrode

Dont nul ne peut sentir la profonde détresse

Qui clame à l’infini ce vide de l’absence

 

 

Marine Dussarat

 

 

 

 

 


Par Sybille de Bollardiere
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