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Sybille de Bollardière

chroniques

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Marguerite Yourcenar, à propos de "l'oeuvre au noir"

1 Novembre 2010, 15:32pm

Publié par Sybille de Bollardiere

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Marguerite Yourcenar dans sa maison du Maine

1 Novembre 2010, 15:27pm

Publié par Sybille de Bollardiere

 

      « Nous étions d’accord presque sur tout. Nous avions tous deux la passion d’orner puis de dépouiller notre âme, d’éprouver notre esprit à toutes les pierres de touche. Elle inclinait à la philosophie épicurienne, ce lit étroit, mais propre, sur lequel j’ai étendu ma pensée. Le mystère des dieux, qui me hantait, ne l’inquiétait pas ; elle n’avait pas non plus mon goût passionné des corps. Elle était chaste par dégoût du facile, généreuse par décision plutôt que par nature, sagement méfiante, mais prête à tout accepter d’un ami, même ses inévitables erreurs. L’amitié était un choix où elle s’engageait tout entière ; elle s’y livrait absolument, et comme je ne l’ai fait qu’à l’amour. »

Marguerite Yourcenar

Les Mémoires d’Hadrien 

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Rentrée littéraire, premiers livres ...

29 Août 2010, 19:31pm

Publié par Sybille de Bollardiere

l-oiseau-d-Afrique.JPG

 

La-ballerine-de-Majorque.JPG

Le-journal-de-Silette.JPG

Toujours dans ma bibliothèque !

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"La voie d'Accès" - n°67

27 Août 2010, 17:50pm

Publié par Sybille de Bollardiere

 

La voie d accès

Une histoire à raconter, des personnages qui se cherchent et se croisent au revers d’une page. Les derniers jours d’été glissent dans le gris du ciel, entre pluie et vent, dans l’attente d’un miracle : Les premiers mots.

 C’est souvent comme cela que ça commence, par une petite voix qui se fait entendre et domine le paysage en s’imposant sur la page d’un cahier. On remise les crayons, l’aquarelle, la tentation du pire et les illusions du cœur. L’été, celui dont on avait rêvé, mais aussi celui que l’on a vécu, est bien fini et les intempéries ont eu le dernier mot, enfin, surtout ici à l’Ouest.

 Ecrire et tout de suite, pour se prémunir contre l’allongement des nuits ; écrire oui, mais pour l’instant encore, seulement en marge d’un visage, d’un décor ou de quelques traits jetés de biais dans le vide comme une passerelle vers l’autre rive.

 Ecrire ici n’est pas une fatalité mais une aventure, un échange parfois qui va bien au-delà du jeu de miroir. En noir et blanc, à la plume d’acier sur le brouillon des jours, les mots se dessinent ; c’est « la Voie d’Accès », aujourd’hui cahier numéro 67.

 

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