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Sybille de Bollardière

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Les Pouilles 10, visages

14 Septembre 2019, 15:06pm

Publié par Sybille de Bollardière

Les Pouilles 10, visages
12 septembre Conversano
Finalement nous n'irons pas à Matera. L'incontournable cité de la culture Européenne 2019, ne fait pas partie des Pouilles mais de la Basilicate mais ce n'est pas la raison qui diffère notre visite. Envie de mer et de côte après le périple dans la vallée d'Istria. Dans la région comme probablement dans une grande partie de l'Europe, La campagne a souffert d'un été trop sec pour être vraiment belle. Paysage grillé mais surtout poussiéreux qui lui donne cet air de fin de saison sèche que je détestais au Congo. Écrire ce matin et repenser aux visages croisés au fil des jours, à la curieuse petite fille d'Alberobello qui chantait devant la porte de sa maison, parfaitement indifférente au flux des touristes défilant sous ses yeux. Elle s'est arrêtée le temps d'une photo parce que je l'écoutais...
Surprise de découvrir le long de la route entre Gallipoli et Lecce un bataillon de prostituées égrenées au fil des kilomètres, sous leur parasol... Noires, coiffées de lourdes perruques à tresses, abondamment maquillées, elle n'ont de féminin que l'apparence. Je ne peux m'empêcher de penser à l'être humain que le déguisement recouvre, à son chemin pour en arriver là, dans la fournaise de la superstrada où il y a pourtant si peu de camionneurs...
Journal d'Italie
Les Pouilles 2019

 

Alberobello et les touristes, quelques boutiques, un fruit étrange et un banc de paille comme il y en a au fil des rues de l'ancien quartier...
Alberobello et les touristes, quelques boutiques, un fruit étrange et un banc de paille comme il y en a au fil des rues de l'ancien quartier...Alberobello et les touristes, quelques boutiques, un fruit étrange et un banc de paille comme il y en a au fil des rues de l'ancien quartier...
Alberobello et les touristes, quelques boutiques, un fruit étrange et un banc de paille comme il y en a au fil des rues de l'ancien quartier...Alberobello et les touristes, quelques boutiques, un fruit étrange et un banc de paille comme il y en a au fil des rues de l'ancien quartier...

Alberobello et les touristes, quelques boutiques, un fruit étrange et un banc de paille comme il y en a au fil des rues de l'ancien quartier...

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Les Pouilles 9, La vie quotidienne à Conversano

11 Septembre 2019, 16:15pm

Publié par Sybille de Bollardière

10 septembre Molino del Monasterio, Conversano.  Seule pour la journée dans l'intimité d'un couple de libellules au bord de la très belle piscine du B&B. Entre deux brasses et un déjeuner, je trace les jours à venir sur la carte des Pouilles. 
10 septembre Molino del Monasterio, Conversano.  Seule pour la journée dans l'intimité d'un couple de libellules au bord de la très belle piscine du B&B. Entre deux brasses et un déjeuner, je trace les jours à venir sur la carte des Pouilles. 10 septembre Molino del Monasterio, Conversano.  Seule pour la journée dans l'intimité d'un couple de libellules au bord de la très belle piscine du B&B. Entre deux brasses et un déjeuner, je trace les jours à venir sur la carte des Pouilles. 
10 septembre Molino del Monasterio, Conversano.  Seule pour la journée dans l'intimité d'un couple de libellules au bord de la très belle piscine du B&B. Entre deux brasses et un déjeuner, je trace les jours à venir sur la carte des Pouilles. 10 septembre Molino del Monasterio, Conversano.  Seule pour la journée dans l'intimité d'un couple de libellules au bord de la très belle piscine du B&B. Entre deux brasses et un déjeuner, je trace les jours à venir sur la carte des Pouilles. 10 septembre Molino del Monasterio, Conversano.  Seule pour la journée dans l'intimité d'un couple de libellules au bord de la très belle piscine du B&B. Entre deux brasses et un déjeuner, je trace les jours à venir sur la carte des Pouilles. 

10 septembre Molino del Monasterio, Conversano. Seule pour la journée dans l'intimité d'un couple de libellules au bord de la très belle piscine du B&B. Entre deux brasses et un déjeuner, je trace les jours à venir sur la carte des Pouilles. 

Les Pouilles 9, La vie quotidienne à Conversano
Les Pouilles 9, La vie quotidienne à ConversanoLes Pouilles 9, La vie quotidienne à Conversano
Les Pouilles 9, La vie quotidienne à Conversano

10 septembre Molino del Monasterio, Conversano

Seule pour la journée dans l'intimité d'un couple de libellules au bord de la très belle piscine du B&B. Entre deux brasses et un déjeuner, je trace les jours à venir sur la carte des Pouilles. 

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Les Pouilles 8 - Les villes blanches

11 Septembre 2019, 15:25pm

Publié par Sybille de Bollardière

Albarobello, les trulli
Albarobello, les trulliAlbarobello, les trulli
Albarobello, les trulliAlbarobello, les trulli
Albarobello, les trulliAlbarobello, les trulli

Albarobello, les trulli

Conversano 11 septembre
 
Ciel sombre et bas sur les Pouilles du nord, un temps doux, idéal pour visiter Albarobello et ses célèbres « trullis ». Dès la sortie de Putignano, nous découvrons au hasard de la campagne, ces étonnantes constructions presqu'orientales, qui me rappellent l'Anatolie.
Mais le site est très fréquenté... Autant dire que photographier un de ces fameux « trullo » sans touriste tient de la prouesse, mais on y arrive surtout quand on se résout à délaisser les ruelles aux magasins « très ciblés » pou le quartier dit « habité ». En fait une bonne partie des charmants trullis sont convertis soit en boutique soit en « resort » à 100 € la nuit. Les habitants qui restent chez eux se terrent au fond d'une ruelle ou au contraire, font visiter leur intimité et ce commerce qui ne dit pas son nom-parce qu'officiellement c'est gratuit- n'est pas tout à fait de mon goût. Je passe. Il suffit de flâner dans les ruelles jusqu'à l'église qui surplombe un jardin public. On retrouve à Alberobello comme à Locorondo, Martina Franca ou Ostuni des traits communs : la même situation en hauteur, un plan circulaire et surtout cette admirable blancheur qui prend d'autant plus de relief sur un ciel d'ardoise.

Marcher, flâner et se délester peu à peu de l'inutile. Avec la sensation d'être partie depuis longtemps me revient l'envie de lire. Je viens de commencer le très beau livre de Santiago Amigorena « Le ghetto intérieur » « Qu'est ce qui fait que parfois nous disons que nous sommes juifs, argentins, polonais, français, anglais, avocats, médecins professeurs, chanteurs de tango ou joueur de football ? Qu'est ce qui fait que parfois nous parlons de nous même en étant si certains que nous ne sommes qu'une seule chose, une chose simple, figée, immuable, une chose que nous pouvons connaître et définir par un seul mot ? » S.A.

Dans les villes blanches des Pouilles où je marche accompagnée, je cherche le décor d'un passé à écrire, un jardin où installer ce qu'en Italie on appelle « Rimembranze »
 
Journal d'Italie
Les Pouilles 2019
 
Ostuni la ville blanche
Ostuni la ville blancheOstuni la ville blanche
Ostuni la ville blancheOstuni la ville blanche
Ostuni la ville blancheOstuni la ville blanche

Ostuni la ville blanche

Martina Franca
Martina Franca
Martina Franca
Martina Franca
Martina Franca
Martina Franca
Martina Franca

Martina Franca

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Les Pouilles 7, San Vito, l'envers du décor

11 Septembre 2019, 08:00am

Publié par Sybille de Bollardière

San Vito jour de vent
San Vito jour de ventSan Vito jour de vent
San Vito jour de vent

San Vito jour de vent

9 septembre, Conversano et San vito

Parfois ici comme ailleurs, tout est gris et celui qui le traverse aussi. Le décor se fissure et je découvre la région sous un autre angle. Il suffit d'un rien, d'une erreur de route ou tout simplement d'arriver un peu trop tard sur la plage. Septembre change la donne avec de grands bancs de nuages qui donnent à la mer des teintes de fin de saison. Oui, même ici au sud, la seule saison du bleu c'est celle du soleil. Ainsi San Vito, situé près de la belle Polignano a Mare, si lumineux et festif hier, n'est plus qu'un banal village de pêcheurs plutôt caillouteux et pour couronner le tout, une méduse s'est installée sur le rivage. Pour peu qu'elle soit en famille, je préfère renoncer au bain.

A la recherche d'une hypothétique plage accueillante à défaut d'un bar avec vue, nous roulons vers Mola de Bari tout en cherchant la route du retour vers Conversano et soudain, tout devient obscur comme éclairé par un soleil noir. L'Italie a un talent particulier pour la laideur, parfois comme à la grande époque de son cinéma, elle la magnifie mais ce n'est pas le cas ici. Ruelles sales et taggées, immeubles gris et décrépis plus proches de l'architecture des banlieues roumaines que du décor de la « dolce vita ». Nous découvrons qu'en dehors des centres historiques particulièrement choyés et entretenus, que ce soit à Mola di Bari, Conversano, Monopoli ou même Polignano, les constructions modernes sont affligeantes. Balcons énormes, fils électriques pendant devant le décor, exiguité des rues et pas un arbre, pas une place ni un banc. Des rues à angles droits au maillage serré, des carrefours, des sens uniques et une armée de pancartes pour remettre le conducteur dans le droit chemin. Une fois traversé la superstrada qui borde la côte, la situation n'est pas plus brillante. Une campagne laborieuse efficace et domestiquée s'étale sur des kilomètres. Un paysage de vignes bâchées à perte de vue. L'Italie a choisi l'industrialisation d'une culture millénaire pour garder la tête hors de l'eau et protéger ses vignes des intempéries... On ne peut l'en blâmer, mes regrets aussi sont d'un autre temps et demain, San Vito sera aussi beau qu'il l'était hier.

Journal d'Italie
Les Pouilles 2019
San Vito sous le soleil
San Vito sous le soleil
San Vito sous le soleil
San Vito sous le soleil
San Vito sous le soleil

San Vito sous le soleil

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