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Sybille de Bollardière

chroniques

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En marge 6 - Le Svalbard

28 Février 2016, 10:00am

Publié par Sybille de Bollardiere

En marge 6 - Le Svalbard
Sous le soleil noir du Svalbard
Je ne sais pas ce que j'ai appris
Mais ce que j'ignore m'envahit
Espace gigantesque où s'abîment les aubes à venir
Rives d'un fleuve que je longe sans jamais le traverser.
J'ai marché, cousu mes paupières
Et pourtant je vois encore
L'Est, le Nord et tous les noms que je donne à l'ailleurs
Pour compenser ce que Stevenson nomme
« L'expression impersonnelle de la passion »

 

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Paris...

15 Novembre 2015, 09:17am

Publié par Sybille de Bollardiere

Paris...

Quel sens donner au mot écrire en ces jours de deuil ? Je vais aller marcher près de la mer, longer les plages et les grèves en pensant à ceux que j'aime. Pour pour eux et pour vous cette lettre de Chagall, ses couleurs et ses mots pour Paris, notre ville, la mienne au fond du coeur.

Paris

Chacun dans son coin, nous nous sommes dirigés vers Paris, non pas pour avoir une carrière, car à ce moment-là il y avait peu de chance que nous y parvenions, mais afin de pouvoir nous exprimer librement et totalement et par dessus tout, pour trouver des outils artistiques afin d’extérioriser nos sentiments.

Je ne sais pas vraiment comment l’expliquer mais au fil des deux siècles précédents, Paris a été le seul endroit où l’on pouvait véritablement évaluer les vertus et les faiblesses d’une image.

J’ai quitté ma terre natale en 1910. A cette époque, j’ai décidé que j’avais besoin de Paris

J’y suis allé car je cherchais sa lumière, sa liberté, sa culture et l’opportunité d’y perfectionner mon art. Paris a illuminé mon monde de ténèbres comme le soleil lui-même l’aurait fait.

J’ai passé mes jours à vagabonder Place de la Concorde ou près des jardins du Luxembourg.

J’ai contemplé Danton et Watteau, j’ai arraché quelques feuilles.

Oh, si seulement je pouvais parvenir, chevauchant l’une des gargouilles de Notre-Dame comme s’il s’agissait d’un cheval, à tracer un chemin à travers cieux à la force de mes bras et mes jambes.

Te voilà, Paris. Tu es mon second Vitebsk [ville natale du peintre].

Marc Chagall

le site http://www.deslettres.fr/

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latitudes

24 Octobre 2015, 06:47am

Publié par Sybille de Bollardiere

latitudes

Ce matin... Nuit noire où quelques étoiles baveuses annoncent le gris du jour à venir. Reflets de lampe sur la vitre... D'ici 48 ème parallèle où plus haut sur cette ligne virtuelle qui va des Aléoutiennes, Edmonton, Dublin, Liverpool, Brême, Minsk à Petropavlosk au Kamtchatka, il y a toujours un miroir, un œil, une nuit où noyer son image.

19 octobre, 12 heures. Quelque part sur la 53 ème parallèle. Le temps rythmé par le son de la chute des glands sur le toit, le tic-tac de la pendule et les claquements des radiateurs sous les reprises du chauffage. Je sors entre deux pluies, photographie mon âme dans une bassine d'eau croupie où l'automne a jeté ses premières feuilles.

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Un lac comme un calice offert aux dieux

21 Septembre 2015, 07:15am

Publié par Sybille de Bollardiere

Credits photos :Charlie Kellogg, Olivier Wandestrick, Barour Thomassen ,Globe-Trotting
Credits photos :Charlie Kellogg, Olivier Wandestrick, Barour Thomassen ,Globe-TrottingCredits photos :Charlie Kellogg, Olivier Wandestrick, Barour Thomassen ,Globe-Trotting
Credits photos :Charlie Kellogg, Olivier Wandestrick, Barour Thomassen ,Globe-TrottingCredits photos :Charlie Kellogg, Olivier Wandestrick, Barour Thomassen ,Globe-Trotting

Credits photos :Charlie Kellogg, Olivier Wandestrick, Barour Thomassen ,Globe-Trotting

Parmi les îles Féroé,Danemark, le somptueux lac Sørvágsvatn, lac situé dans la partie nord de l'île de Vágar.

L'Ecume bleue d’une vague
En son crépuscule de larmes
Comme un calice offert aux cieux
Pour sceller nos égarements
 
Se noyer d’étoiles
Pour un reflet du ciel
Quand la douleur nous livre
Hébétés
A ces plaines immenses
Où rien ne commence
Où rien ne finit
Seule la violence nous délivre
Et nous lie à la mer
 
Ici
Je suis devenue l’hôte
Des songes de l’homme
 
Poèmes épars 1980

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