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Sybille de Bollardière

poesie

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Un sentier de digitales

19 Juin 2012, 21:34pm

Publié par Sybille de Bollardiere

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Aujourd’hui,

Un sentier de forêt et dans la lumière d’une fin d’après midi,

Une haie de digitales

Nous avons marché vers le couchant en longeant les lisières,

Partagé nos silences, le tourbillon des eaux

Quelques joies et quelques regrets aussi

Et puis nous sommes remontées par le bas du village

Vers nos forges de couleurs et de mots

En surveillant la promesse des pies dans un tilleul en fleurs


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"Ce que je sais"

6 Juin 2012, 10:30am

Publié par Sybille de Bollardiere

Il y a des mots qui vous laissent dans l’ombre et que l’on suit en lisière comme on remonte un ruisseau un jour de grande soif. Ceux de Françoise Ascal n’apaisent aucune quête, au contraire, ils vous emmènent plus loin encore…


« Ce que je sais, tout le monde le sait. Je ne sais rien que je serais seule à savoir. Et tout ce que j’ai appris je le savais déjà. J’en arrive à douter d’exister. J’en arrive à ne plus savoir si un moi est possible. Si quelque chose à soi est possible. Dans la foule je vous regarde et me reconnais. À des milliers d’exemplaires. Visages d’argile commune. Regards qu’on pourrait croire uniques. Vous-mêmes, sentez-vous parfois votre crâne devenir un lieu de traverse, un corridor ouvert à tous vents, un hall fourmillant, tandis que vos pas sur le sol ne laissent aucune trace, votre chair aucune ombre ? »

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Françoise Ascal

Lignées, dessins de Gérard Titus-Carmel

Editions Aencrages & co. 21 €

1 rue Faivre d'Esnans

25110 Baume-les-Dames

Tel : 03 81 84 32 88

aencrages.et.co@wanadoo.fr  

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Horizons bleus

20 Mai 2012, 14:00pm

Publié par Sybille de Bollardiere

 

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         Ne ferme pas les yeux

Dans les reflets du ciel

J’écorne nos silences

 

Loin d’ici

J’ai connu des horizons bleus

Et l’amère douceur des tropiques

J’ai aimé je crois

Ce trop de couleur qui dévaste la rétine

L’opacité des verts et la nonchalance des jours

Oui j’ai aimé parfois

Jusqu’à cette part des ténèbres

Qui veut que tout s’achève

Quand la terre menacée

Gémit de mémoire.

 

Alors j’ai voulu revoir

La brume de novembre dans les replis d’un vallon

Longer encore et encore l’écume des labours

Dans les verts déserts des multiples saisons

Ne ferme pas les yeux

Sous le vacarme des pluies

J'ai reconnu ces vents d’ouest

Qui nous ramènent d’exil

 

 

Soleils noirs 2010 - Ludmila K.

(S de B)

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Paris aujourd'hui, nos illusions tempérées

11 Avril 2012, 17:22pm

Publié par Sybille de Bollardiere

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Quand je pense à Paris, je dis « ma ville »

Et je sens le sol gronder dans mon sommeil

Ligne 13, Guy Moquet parfois

A la Périphérie de ce qui fut mon paradis

Autrefois oui,

Quand j’étais encore là et pas seulement de mémoire

Argentine et les cracheurs de feu

Le pendu de la rue des Acacias

En surimpression d’une saison hivernale

 

Paris aujourd’hui,

Avec nos illusions tempérées et démocratiques

« Ma ville » que j’habite en transparente, entre deux mots,

Des lits, des canapés, des envies, des dénis

J’en oublie le métro qui s’enfonce dans la sueur des banlieues

Argentine et Maillot entre deux contre allées

Je ne fais que passer

L’espoir aussi finit par lasser

D’un monde meilleur j’aurais aimé

J’aurais voulu savoir, expliquer, dire mais trop tard

Même de révolution me passe l’envie

Me reste la lèvre gercée des sables à marée basse

Le brouet des jours amers et sa trace

Dans son geste à lui que j’aurais aimé garder

Et maintenant le chemin s’écrit sans écho

Mais quelle importance

Au meilleur de l’été, il m’a toujours manqué

 

Ce soir, loin de « Paris-ma ville »

J’ai croisé mes compagnes d’herbages en route pour nulle part

Elles beuglaient d’amertume à l’adresse d’un ciel innocent et bleu

Même les poètes sont carnassiers et réduisent leur cœur à la merci des mots

 

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