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Sybille de Bollardière
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Couleurs d'automne ou la sagesse du poulpe

25 Septembre 2010, 10:06am

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Publié par Sybille de Bollardiere

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Bleu

19 Septembre 2010, 19:20pm

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Publié par Sybille de Bollardiere

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Le plus souvent on sait d’où vient la pluie, le vent l’annonce dans le frémissement des saules et la vallée se referme sur les nuages. Aujourd’hui pas une ombre, pas un souffle. Un matin rose et bleu s’est installé pour durer. Alors, j’ai reposé faux, cisailles et autres instruments de torture pour les buissons de ronces. Je suis allée guetter la lumière sur les cosmos, les lavaterres et autres sédums. Et puis il est venu, bleu, infiniment bleu comme le ciel de ce jour de septembre.

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En amour, peu me suffit beaucoup m'incommode

12 Septembre 2010, 09:33am

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Publié par Sybille de Bollardiere

 

 

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- Tu as vu le temps ? Tu ne va tout de même pas rester toute la journée enfermée …

- Piotr, merci, mais pour moi l’été est fini.

- Qu’est ce qui ne va pas ? Yoshka te manquerait-il ?

- Euh non, pas vraiment … Tu sais en amour, peu me suffit et beaucoup m’incommode. Et c’est peut-être ça le début du problème, enfin si problème il y a… Yoshka ne me manque pas plus que les deux romans que je viens de terminer et que j’ai pourtant trouvé excellents.

- J’ai remarqué que tu lisais trop vite… Mais pour revenir à tes sentiments, je te trouve tout de même ingrate.

- Mon cher Piotr, notre ingratitude nous est indispensable, c’est notre sauf-conduit pour l’avenir. Sans elle, comment se remettre de toutes ces ruptures dont nos vies sont émaillées ? Finalement avec le temps, l’ingratitude nous offre l’oubli et cette merveilleuse indifférence qui vaut mille pardons.

 

Piotr ne répondit rien et reprit la lecture du Nouvel Obs. C’était hier en fin d’après-midi sur ma terrasse au Chesnay. Dans une atmosphère d’été et une douce chaleur nous devisions aigrement sur les absents. Car avec le temps, même le virtuel s’éloigne, s’absente et parfois définitivement. C’est inéluctable bien que cela reste invisible pour la plupart. Dans le silence assourdissant de son entre-soi, on prend congé de ses fantasmes et de ses chimères pour se réveiller léger certes, mais désemparé. « Me manquent ceux que je ne connais pas encore » me disait un ami très cher en me quittant un jour. Il était lui aussi d’essence volatile, peu enclin aux débordements affectifs, ce qui donnait beaucoup de prix à notre lien gémellaire.

 

Et maintenant il pleut une pluie d’été épaisse et molle. Dans le square, le feuillage gorgé d’eau a envahi l’espace. Un frisson de vent passe et le gris s’intensifie. Septembre s’installe en Ile de France, profond, soyeux, plein des promesses de l’automne. Finalement j’en avais assez de cet été qui n’en était pas un ; à tout prendre, je préfère les rudes saisons et leurs heures fécondes où, penchée sur le papier, j’écrirai jusqu’à plus soif.


 

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Paris aujourd'hui, le 1 er septembre

1 Septembre 2010, 19:51pm

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Publié par Sybille de Bollardiere

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 Marie et Laura

 

 Mercredi 1 septembre 2010

 

Enfin un endroit agréable, un rêve vert et rouge en plein Champ de Mars, une sorte de refuge pour Amélie Poulain avec ses nappes de vichy rouge, son chalet vert sapin. (3) Perdu au milieu des bosquets de verdure on oublie tout dans "La bonbonnière de Marie Laura".

 

J'ai ouvert mon cahier sur la table, noté quelques pensées capitales et bu mon café en oubliant le temps immobile au pied de cette tour Eiffel en fourrure du meilleur effet (2)

 

Les photos ne sont pas exceptionnelles, mais elles sont d'aujourd'hui et de moi, sur mon Blackberry... C'était une journée magistrale d'ennui entrecoupée de somnolences et de quelques instants de lumière que je n'aurais manqué sous aucun prétexte. Et pourtant je vous avoue que c'est un parc fragile, plus séduisant en images qu'en réalité. Malgré quelques parisiennes, venues parfaire leur bronzage sur les pelouses reverdies (4) Cet immense jardin ouvert à tous les vents souffre de la foule, des cars et d'une poussière jaune et collante dont, miraculeusement le havre de Marie Laura semble épargné. Quelques pas dans les allées pour découvrir les restes boueux d'un arrosage qui font le bonheur des oiseaux. Ils sont là, s'ébrouant en silence et guettant leur tour avec d'infinies précautions : pigeons, moineaux et autres et moi je les regarde dans cette lumière de septembre si heureuse d'être là dans la mi temps d'un jour ordinaire. Encore quelques images captées un peu trop vite : la tour Montparnasse chapeautant une allée (5) et puis la reine des lieux dans son écrin de Buddleias : La tour Eiffel (6).

 

  

(2) Tour Eiffel en peluche

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(3) La Bonbonnière de Marie LauraIMG00128-20100901-1312.jpg

 

 (4)IMG00137-20100901-1341.jpg

 

 

(5)IMG00139-20100901-1343.jpg

 

(6)IMG00135-20100901-1340.jpg

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