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Sybille de Bollardière
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La couleur des jours, le livre

9 Juillet 2009, 08:01am

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Publié par Sybille de Bollardière

La couleur des jours,

entièrement illustré par des aquarelles ou des gouaches de l’auteure, est un recueil de textes pour la plupart inédits. 

Prose poétique explorant la question de l’écriture à laquelle s’ajoute le sens du voyage comme point de fuite. Avec le mot écrire comme fil rouge, l’auteure reprend avec constance le thème de sa posture d'écrivain, dissimulé ou au grand jour au milieu de la nature et des paysages. Au fil des pages et de ses pérégrinations, elle fait surgir les saisons, les sons, les textures avec l'omniprésence de la mer et de l'eau… Ses romans mais aussi sa jeunesse et sa famille hantent le livre tout comme le temps qui passe sans donner de réponse. Dans ce livre à l’écriture libre et musicale, les solitudes juxtaposées demeurent de constants viviers d'inspiration.  Février 2025

 

La couleur des jours, le livre
La couleur des jours, le livreLa couleur des jours, le livreLa couleur des jours, le livre
La couleur des jours, le livreLa couleur des jours, le livre

Extraits :

"J’écris, enfin je crois, depuis toujours et pourtant je n’y arrive pas.

J’ai baptisé mon journal « la voie d’accès » mais je sais bien qu’il n’arrive nulle part. Un journal ne se publie pas, ça ne se fait pas. C’est une voie à sens unique dans laquelle l’auteur se délivre avant d’écrire autre chose. Un journal, c’est tabou et insignifiant comme une journée, misérable et grotesque comme la peur, le doute, les faux espoirs et la fatuité aussi.

Au fond l’écriture est avant tout une histoire de territoire, un lieu que l’on habite et que l’on défend - sa langue – dans le désordre parfois. Ecrire, c’est violent, doux, familier, étrange, terrifiant éprouvant, passionnel, raisonné et courageux. C’est la vie, mais celle d’à côté et bientôt il ne vous reste plus que ça, cet instant décalé où l’on écrit déjà dans sa tête avec sa sueur d’encre au front.

L’écriture est un territoire que l’on surveille et délimite tout en repoussant sans arrêt ses frontières. C’est le vide, l’attente, le guet, la veille, mais aussi l’épuisement, le relâchement, les mots qui se perdent. La trahison des nuits se mesure au jour, dans l’éclat de l’impitoyable lumière face à ce double qui vous fuit, se rapproche, vous séduit, vous emporte et vous abandonne sans cesse..." Ecrire

" Bavards pour taire l’essentiel, chacun cherche sa voix en protégeant ses sources et je leur ressemble, cultivant les secrets qui nous ont fait, les amplifiant, les détournant. Alors oui, pour parler d’eux, de moi, de qui j’étais, je revendique la fiction, son armure et l’ombre aussi, celle qui croît sous les grands arbres où l’on évoque les secrets à voix basse pour qu’ils prennent un peu l’air sans pour autant se dévoiler tout à fait." Famille à écrire

" Son visage d’écorché en surimpression sur la route jaune et noire où sa voix se perd dans l’ombre. Il photographie, parle et se raconte en conduisant, trace devant moi une vie de sang et de poussière, de pillage et d’oubli pour que je sois sa mémoire. Il m’offre une vie de chair à coucher dans un livre, à prendre comme seconde peau. ..." In the mood

La couleur des jours

203 pages, 24 €

est en vente dans les librairies de Mortagne-au-Perche  ou  Acheter le livre en ligne (Amazon) ou à La Passagère, lien ci-dessous.

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2 Avril 2009, 19:54pm

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Publié par Sybille de Bollardiere


 LECTEUR--Copie.JPG

Ici  votre page, un espace où vous pouvez commenter articles, blogs ou encore "Une femme d'argile" (Choisissez "Ecrire un commentaire en bas de page" il sera publié dans cet espace avec l'article en référence.)

 

Chaque image est un aveu

Souvent derrière les mots se cachent des images, des silences, de l'indicible, qui nous pousse à écrire. Oui, des orpailleurs... Joli texte pour dire ce qui se cache dans la nuit des mots, la nuit blanche comme page. Patrick D.

 

 

Telle qu'elle était gravide et nue

- C'est superbe ! D' autant plus qu'il se passe quelque chose de fort, en vous, que l'on perçoit. A tel point que je me permets cette question : êtes-vous certaine de la fin ? Le double cliché de la lune qui accompagne et plus encore du "miroir des eaux" m'a sorti brutalement du rêve cauchemardesque où j'étais plongé. ... Merci de ces précisions... je le lis mieux maintenant. Et je suis confirmé dans mon sentiment que les deux derniers vers n'expriment qu'une idée, d'où l'absence d'image poétique personnelle et les clichés. Je comprends aussi que vous teniez à cette idée... que le roman exprime de façon poétique ? Il faut que je me le commande, au fait !Antoine

- Qu'est-ce que c'est beau ! On se sent transporté par vos mots dans votre barque où la poésie baigne dans chaque pan de paysage.Il y a de la sérénité dans ce silence que vos sons portent avec une douce harmonie.Merci, Sybille, de nous enchanter ainsi.
Bon dimanche à vous. M.

Ce pays

- si la "culpabilité" nous envoie paître et penser, alors, tant mieux. Ta vigilance poétique est remarquable. E.

La voie d'accès

- Te rappelles-tu la longue phrase dans la contemplation déviée de l'arbre, la rue, l'homme, la plus belle qu'on n'écrira jamais pour cause de bras ballants ce jour-là et de toute tension vers l'extérieur où ventre et yeux adhèrent sans avoir besoin, enfin, de l'exprimer autre que par l'instant miraculeux de l'avoir vue, mais vue ? ps: dans l'attente de te lire très prochainement sur papier, il est rudement émouvant de rouvrir avec toi ce "journal" Emmanuelle

- Je retrouve ici tant de ce que ressens dans mon écriture. C'est merveilleusement exprimé et dit bien les joies et les tortures, l'exhaltation et le découragement.Merci pour cette belle page. Elle me fait du bien. M.

- Ce matin je lis votre texte; c'est drôle, je viens de passer une partie de la nuit sur une page blanche, camouflée à peine par quelques traits, la distorsion grossière de mes pensées, et j'ai fini par m'endormir de dépit avec la sensation malaisée de conserver captif un élan en moi; oui parfois, souvent même c'est douloureux; j'ai lu il n'y a pas si longtemps" Autoportrait de l'auteur en coureur de fond" de Murakami" où l'auteur se raconte, et opère l'aller-retour entre ses deux expériences de coureur et d'écrivain; moi qui coure également, je peux ajouter que finalement, la plus plus grande partie du chemin consiste à éprouver le doute et la douleur (évidemment, il faut relativiser ce dernier mot), mais pourquoi poursuit-on alors... Me concernant (en résumant), c'est pour ressentir, de temps en temps, cet état de grâce où tout me porte et tout m'emporte, où je m'oublie et où je suis entière, et puis, la ligne d'arrivée, bien sur... Ah la ligne d'arrivée... (j'ai pris ici un peu de place, je m'en excuse...) Lilas

Seules quelques étoiles

-je reviens d'une ballade matinale, et la lecture de ton texte y fait délicatement écho...

La Loire, l'enfance de Julia

-C'est comme ça pour moi:un texte me seduit totalement si j'y découvre une "perle". Une expression,un mot, une tournure de phrase. Et ce "lestée de nos rèves" est tout simplement magnifique !! Ali

-Oui, il y a un parfum romanesque où je vais me lover (ou que je vais explorer), dès que j'aurai acheté Une femme d'argile, ce qui ne saurait tarder, R.

 Le Fleuve

Le saisissement qui vous interdit devant la beauté d'un paysage.... Oui, c'est quelque chose que le lecteur ne peut qu'apprécier pleinement.
Nous avons tous un jour vécu un instant proche de celui-ci.
Tous mes encouragements pour la suite.
Amicalement. Marianne

Je déménage et tout s'empile autour de moi

- En Algérien on dit:" Bedel l'Mrah testrah !!"Comment traduire ça tout en respectant le sens de l'Adage? Je dirais : "Change d'endroit tu te sentiras mieux !!"
Personnellemnt j'ai toujours adoré déménager, c'est pour moi croire en une autre vie, aimer d'autre gens...C'est comme vous le dites si bien la passion du vent ! Ali

- vous savez déloger les moutons des mots. J'aime ce direct droit sensible. E.

- C' est bien beau... comme votre demeure. Antoine

La caravane bleue

- Toujours beau, nostalgique, lent ... comme ce voyage bleu Fred LR

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Clichy mon amour !

22 Janvier 2009, 23:02pm

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Publié par Sybille de Bollardiere



J’ai vu Clichy et son métro.
Grimpé les marches et retrouvé la civilisation noyée dans les odeurs de kebab et de dissolvant.
J’ai vu Georges et son bar de la rue Marthe.
Père noël des alcooliques, enguirlandé dans une solitude bruyante et transpirante.

J’ai entendu craquer les visages de cire quand Pauline passa la porte,
Comme si la beauté en ces lieux ne passait plus souvent.

Nous ne sommes pas d’ici et ils l’ont bien vite compris.
A notre allure je crois que c’est « champagne » qu’ils avaient dit.

Mais ce Georges a une gueule de cinéma !
Il parle en noir et Blanc et respire en fracas,
On l’appellerait bien Mr Max, le roi de la démolition,
On lui donnerait bien la vieille Denise sans vraiment poser de questions.

Accoudé à son zinc, il a fermé les yeux.
La musique retentit, les clients vont et viennent,
Et lui rêve d’une vie qui un jour était la sienne.

Une oreille chante. Georges ronfle.
C’est la paroi de ses rêves qui se fissure
et la force du liquide qui remplit ses murs.

Mais il faudra bien que je parte, que je règle l’addition.
Que je réveille un instant cet embrasseur de pression.
La nuit est tombée et Georges est tombé sous le poids de ses passions.
Son réveil est brutal et désordonné,
Il se confie dans un râle d’ une vie bien fatiguée.

Mon Ironie s’éteint sous le souffle de la compassion,
Ce bon vieux Georges est un saint et la rue Marthe sa prison.

 

Barthélémy Desplats

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Les poèmes du Djoué

14 Novembre 2008, 19:09pm

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Publié par Sybille de Bollardière

Congo

 


 

Mu-Ghindo

 

Dans le clapot des îles

Et sous la griffe des mangroves

Je t’ai cherché Toi, Mu Ghindo,

La statue qui parlait à mes rêves.

 

Je suis la fille des pilleurs d’Afrique

Et si le pas des régiments marche sur mon cœur

J’épouse les guerres et les naufrages

La violence et l’oubli

Sous la tôle qui résonne en tam tam

Quand le soleil bat midi

 

J’épouse les cartes jaunies,

Les villages anéantis et le recul des forêts

Pour un dieu minéral

Qui sème ses étoiles dans le grand marécage

Et nos gènes apatrides sur tous les continents

 

A cet autre, mon double

Qui attend et redoute le pire

J’offre ce partage des eaux

Et toutes les plaies de la terre

Où nous trouvions refuge

Enfants à jamais dans les limbes d’argile

Nous serons pilleurs d’étoiles un jour.

 

 

poèmes du djoué ici les poèmes du djoué 

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