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Sybille de Bollardière
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Retour à Groningen, le livre

9 Juillet 2009, 08:23am

Publié par Sybille de Bollardière

"Retour à Groningen", une rencontre, un voyage, beaucoup de souvenirs qui resurgissent et enfin la vie, la vie vraie.
J’ai commencé ce récit en 2018, dans un autre monde et je suis heureuse et fière de l’avoir terminé pour vous le présenter aujourd’hui. C’est la première fois que je publie un texte autobiographique et si je ne prétends pas y avoir tout dit, je peux affirmer qu’il est dépourvu de toute fiction. J’espère qu’il vous plaira. S de B.

Lors d’un voyage au nord des Pays-Bas organisé par l’homme qu’elle vient de rencontrer, l’auteure retrouve les traces de son enfance. Les deux amants viennent d’univers différents et ne parlent même pas la même langue pourtant, au fil de la route et de leurs passés respectifs, un lien unique va se nouer entre eux car ils ont beaucoup plus en commun que cette région de Groningen où leurs enfance se sont croisées.

C’est le témoignage d’un amour hors norme entre deux sexagénaires qui vont partager au cours d’une vie itinérante, écriture, peinture et drames familiaux. Dans cette autobiographie sans fard, l’auteure lève le voile sur une part de son enfance et se révèle à elle-même, réconciliée, libre pour son écriture à venir.

Avril 2022  prix broché 16 euros  206 pages 

En librairie à Mortagne -au-Perche et à Bellême ou sur commande

  1. Lire un extrait, un avis acheter ou le commander le livre à La Passagère 
  2. Acheter (via Amazon) version brochée, reliée 19 €, ou numérique 8,50 €(Kindle)

Un avis :

Avec son Retour à Groningen*, Sybille de Bollardière signe un récit d’une beauté crépusculaire — l’histoire de son (dernier) amour avec Sieds, elle et lui élégants sexagénaires, tous deux écrivains, tous deux forts en gueule comme tous les grands tendres, voyageurs désenchantés et contemplatifs gourmands. Ce retour est l’occasion pour Sybille de retrouver ses trois frères disparus, des éclats de son enfance, mais surtout de se retourner sur elle et de découvrir que le temps est court et qu’il est si important d’aimer. C’est donc cette trop brève passion d’amour (cinq ans) qui hante le livre, qui lui donne ses immenses beautés, ses chuchotements inoubliables. Il y avait longtemps que je n’avais été aussi empoigné par des mots, dans un décor pour moi en noir et blanc, comme les pages d’un livre. Page 38 (de mon Kindle), elle écrit cette chose bouleversante pour un écrivain : « Je sais que je me pardonnerai tout le malheur que je me suis infligé si seulement je pouvais en tirer quelques lignes ». Écrire le deuil c’est finalement se pardonner d’être en vie. Magnifique.

*Retour à Groningen, de Sybille de Bollardière. Éditions La Passagère. En librairie (et sur Kindle) depuis avril 2022. https://www.gregoire-delacourt.com/retourner-cest-aussi-avancer/

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Noires, chaque nuit réinvente le monde - Le livre

9 Juillet 2009, 08:18am

Publié par Sybille de Bollardière

 

 

Noires

Chaque nuit réinvente le monde

Poèmes 

Illustrations de l'auteure

16 Avril 2024

100 pages 14€

version numérique Amazon sans les illustrations (Kindle) 7,50 €

ou Editions de La Passagère

 

 

 

Noires, chaque nuit réinvente le monde - Le livreNoires, chaque nuit réinvente le monde - Le livreNoires, chaque nuit réinvente le monde - Le livreNoires, chaque nuit réinvente le monde - Le livre

Extraits :

Tout a commencé par une autre vie que la mienne
Un soir sans sommeil, la révélation de ne pas être soi
La petite fille couchée dans les draps
 Ni tout à fait cette autre, plus âgée
 Gardienne libre et sauvage d’un présent immatériel
Cet autre moi dont je ressens chaque pensée
Chaque geste
 
Je n'ai pas cinq ans et soudain
Je ne sais plus d'où je viens
Je vis chaque soir mon ubiquité entre deux mondes
Un temps
J'ai pensé qu'il me suffirait de fermer les paupières
D'invoquer dans le noir
Le grand intermittent des prières
Qui lui, doit bien savoir
Comment retourner d'où je suis
Comment retrouver le livre des nuits
Ma mémoire ancienne
(Une autre vie)
 
...Dans la chambre sous les toits
Ouverte aux combles des nuits
Les brouillons d’amour s’offraient des paradis bleu marine
Une page d’illusions parfois
De celles que l’on se lit glacés au petit matin
Dans le souvenir des corps et l’envie des mots 
Oui, tout cela avant d'écrire un jour...
(Muse)
 
..Les mots n'atteignent rien mais je voyage avec eux
Passagère et libre
Parfois la lenteur nous prend en otage
Pour repeindre le monde sous d’autres couleurs
C'est ainsi que je passe le temps sous les nuages
(Les nuages)    

...Plus haut, plus bas
La rime arrimée se défend
La poésie c'est le gouffre du connu
Elle se dérobe sous nos pas, sous nos mots
Elle échappe à nos tentatives d'arraisonnement
Et le silence n’en finit pas d’expier
 
Aucun ne reviendra
Aucun l'indéfini nous ouvre les abîmes
Nous privant à jamais
De quelqu'un, quelque chose à venir, à revenir
Aucun efface les limbes du possible
Aucun n’est jamais revenu
Il n'y a plus aucun espoir
(Lapidation en bleu)
 
 
 

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La couleur des jours, le livre

9 Juillet 2009, 08:01am

Publié par Sybille de Bollardière

La couleur des jours,

entièrement illustré par des aquarelles ou des gouaches de l’auteure, est un recueil de textes pour la plupart inédits. 

Prose poétique explorant la question de l’écriture à laquelle s’ajoute le sens du voyage comme point de fuite. Avec le mot écrire comme fil rouge, l’auteure reprend avec constance le thème de sa posture d'écrivain, dissimulé ou au grand jour au milieu de la nature et des paysages. Au fil des pages et de ses pérégrinations, elle fait surgir les saisons, les sons, les textures avec l'omniprésence de la mer et de l'eau… Ses romans mais aussi sa jeunesse et sa famille hantent le livre tout comme le temps qui passe sans donner de réponse. Dans ce livre à l’écriture libre et musicale, les solitudes juxtaposées demeurent de constants viviers d'inspiration.  Février 2025

 

La couleur des jours, le livre
La couleur des jours, le livreLa couleur des jours, le livreLa couleur des jours, le livre
La couleur des jours, le livreLa couleur des jours, le livre

Extraits :

"J’écris, enfin je crois, depuis toujours et pourtant je n’y arrive pas.

J’ai baptisé mon journal « la voie d’accès » mais je sais bien qu’il n’arrive nulle part. Un journal ne se publie pas, ça ne se fait pas. C’est une voie à sens unique dans laquelle l’auteur se délivre avant d’écrire autre chose. Un journal, c’est tabou et insignifiant comme une journée, misérable et grotesque comme la peur, le doute, les faux espoirs et la fatuité aussi.

Au fond l’écriture est avant tout une histoire de territoire, un lieu que l’on habite et que l’on défend - sa langue – dans le désordre parfois. Ecrire, c’est violent, doux, familier, étrange, terrifiant éprouvant, passionnel, raisonné et courageux. C’est la vie, mais celle d’à côté et bientôt il ne vous reste plus que ça, cet instant décalé où l’on écrit déjà dans sa tête avec sa sueur d’encre au front.

L’écriture est un territoire que l’on surveille et délimite tout en repoussant sans arrêt ses frontières. C’est le vide, l’attente, le guet, la veille, mais aussi l’épuisement, le relâchement, les mots qui se perdent. La trahison des nuits se mesure au jour, dans l’éclat de l’impitoyable lumière face à ce double qui vous fuit, se rapproche, vous séduit, vous emporte et vous abandonne sans cesse..." Ecrire

" Bavards pour taire l’essentiel, chacun cherche sa voix en protégeant ses sources et je leur ressemble, cultivant les secrets qui nous ont fait, les amplifiant, les détournant. Alors oui, pour parler d’eux, de moi, de qui j’étais, je revendique la fiction, son armure et l’ombre aussi, celle qui croît sous les grands arbres où l’on évoque les secrets à voix basse pour qu’ils prennent un peu l’air sans pour autant se dévoiler tout à fait." Famille à écrire

" Son visage d’écorché en surimpression sur la route jaune et noire où sa voix se perd dans l’ombre. Il photographie, parle et se raconte en conduisant, trace devant moi une vie de sang et de poussière, de pillage et d’oubli pour que je sois sa mémoire. Il m’offre une vie de chair à coucher dans un livre, à prendre comme seconde peau. ..." In the mood

La couleur des jours

203 pages, 24 €

est en vente dans les librairies de Mortagne-au-Perche  ou  Acheter le livre en ligne (Amazon) ou à La Passagère, lien ci-dessous.

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Vos commentaires

2 Avril 2009, 19:54pm

Publié par Sybille de Bollardiere


 LECTEUR--Copie.JPG

Ici  votre page, un espace où vous pouvez commenter articles, blogs ou encore "Une femme d'argile" (Choisissez "Ecrire un commentaire en bas de page" il sera publié dans cet espace avec l'article en référence.)

 

Chaque image est un aveu

Souvent derrière les mots se cachent des images, des silences, de l'indicible, qui nous pousse à écrire. Oui, des orpailleurs... Joli texte pour dire ce qui se cache dans la nuit des mots, la nuit blanche comme page. Patrick D.

 

 

Telle qu'elle était gravide et nue

- C'est superbe ! D' autant plus qu'il se passe quelque chose de fort, en vous, que l'on perçoit. A tel point que je me permets cette question : êtes-vous certaine de la fin ? Le double cliché de la lune qui accompagne et plus encore du "miroir des eaux" m'a sorti brutalement du rêve cauchemardesque où j'étais plongé. ... Merci de ces précisions... je le lis mieux maintenant. Et je suis confirmé dans mon sentiment que les deux derniers vers n'expriment qu'une idée, d'où l'absence d'image poétique personnelle et les clichés. Je comprends aussi que vous teniez à cette idée... que le roman exprime de façon poétique ? Il faut que je me le commande, au fait !Antoine

- Qu'est-ce que c'est beau ! On se sent transporté par vos mots dans votre barque où la poésie baigne dans chaque pan de paysage.Il y a de la sérénité dans ce silence que vos sons portent avec une douce harmonie.Merci, Sybille, de nous enchanter ainsi.
Bon dimanche à vous. M.

Ce pays

- si la "culpabilité" nous envoie paître et penser, alors, tant mieux. Ta vigilance poétique est remarquable. E.

La voie d'accès

- Te rappelles-tu la longue phrase dans la contemplation déviée de l'arbre, la rue, l'homme, la plus belle qu'on n'écrira jamais pour cause de bras ballants ce jour-là et de toute tension vers l'extérieur où ventre et yeux adhèrent sans avoir besoin, enfin, de l'exprimer autre que par l'instant miraculeux de l'avoir vue, mais vue ? ps: dans l'attente de te lire très prochainement sur papier, il est rudement émouvant de rouvrir avec toi ce "journal" Emmanuelle

- Je retrouve ici tant de ce que ressens dans mon écriture. C'est merveilleusement exprimé et dit bien les joies et les tortures, l'exhaltation et le découragement.Merci pour cette belle page. Elle me fait du bien. M.

- Ce matin je lis votre texte; c'est drôle, je viens de passer une partie de la nuit sur une page blanche, camouflée à peine par quelques traits, la distorsion grossière de mes pensées, et j'ai fini par m'endormir de dépit avec la sensation malaisée de conserver captif un élan en moi; oui parfois, souvent même c'est douloureux; j'ai lu il n'y a pas si longtemps" Autoportrait de l'auteur en coureur de fond" de Murakami" où l'auteur se raconte, et opère l'aller-retour entre ses deux expériences de coureur et d'écrivain; moi qui coure également, je peux ajouter que finalement, la plus plus grande partie du chemin consiste à éprouver le doute et la douleur (évidemment, il faut relativiser ce dernier mot), mais pourquoi poursuit-on alors... Me concernant (en résumant), c'est pour ressentir, de temps en temps, cet état de grâce où tout me porte et tout m'emporte, où je m'oublie et où je suis entière, et puis, la ligne d'arrivée, bien sur... Ah la ligne d'arrivée... (j'ai pris ici un peu de place, je m'en excuse...) Lilas

Seules quelques étoiles

-je reviens d'une ballade matinale, et la lecture de ton texte y fait délicatement écho...

La Loire, l'enfance de Julia

-C'est comme ça pour moi:un texte me seduit totalement si j'y découvre une "perle". Une expression,un mot, une tournure de phrase. Et ce "lestée de nos rèves" est tout simplement magnifique !! Ali

-Oui, il y a un parfum romanesque où je vais me lover (ou que je vais explorer), dès que j'aurai acheté Une femme d'argile, ce qui ne saurait tarder, R.

 Le Fleuve

Le saisissement qui vous interdit devant la beauté d'un paysage.... Oui, c'est quelque chose que le lecteur ne peut qu'apprécier pleinement.
Nous avons tous un jour vécu un instant proche de celui-ci.
Tous mes encouragements pour la suite.
Amicalement. Marianne

Je déménage et tout s'empile autour de moi

- En Algérien on dit:" Bedel l'Mrah testrah !!"Comment traduire ça tout en respectant le sens de l'Adage? Je dirais : "Change d'endroit tu te sentiras mieux !!"
Personnellemnt j'ai toujours adoré déménager, c'est pour moi croire en une autre vie, aimer d'autre gens...C'est comme vous le dites si bien la passion du vent ! Ali

vous savez déloger les moutons des mots. J'aime ce direct droit sensible. E.

- C' est bien beau... comme votre demeure. Antoine

La caravane bleue

- Toujours beau, nostalgique, lent ... comme ce voyage bleu Fred LR

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