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Sybille de Bollardière
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Le dernier voyage du Lancastria

9 Décembre 2017, 18:23pm

Publié par Sybille de Bollardière

Le dernier livre de l'atelier d'écriture :

Pourquoi l’une des plus grandes catastrophes maritimes de l’histoire est-elle restée secrète ?

Un roman à neuf voix pour faire revivre cette tragédie

  « Le dernier Ouest-France traînait sur le comptoir... En première page en gros et en gras : « L'anniversaire : des milliers de morts dans la tragédie fantôme... Il y a 75 ans, le 17 juin 1940, le paquebot anglais Lancastria sombrait en vingt minutes, assailli par les bombes allemandes au large de Saint-Nazaire. Aujourd'hui encore, on ignore le nombre de victimes... On parle de 6 000 morts. » 

C’est la découverte de cette catastrophe méconnue à la une du quotidien Ouest-France en juin 2015 qui inspira à L’Alduna ce roman à neuf voix. Tout en respectant les faits et la réalité historique, chaque auteure s’est glissée dans la peau d’un personnage de fiction pour faire revivre le drame des naufragés du Lancastria. Dans ce récit émouvant et passionnant, on découvre les vies de réfugiés venus de toute l’Europe, pour échapper à l’invasion Allemande. Le lendemain, alors que de Gaulle lançait l’appel du 18 juin ; le Lancastria lui, sur ordre de Churchill, était condamné aux ténèbres du « secret défense » et de l’oubli.

Ce livre est aussi l’aventure de « l’écrire ensemble » vécue par les auteures de l’Alduna depuis septembre 2015. Dix-huit mois d’échanges, de dialogues, d’émotions et d’écriture dans la peau de ceux que nous avons voulu faire vivre pour que l’on oublie pas les naufragés du Lancastria.

L’Alduna, collectif de l’atelier d’écriture de La Passagère, est composé de : Catherine Becquart, Olga Bunzl, Sarah Delacour, Francine Lenoury-Heude, Pascale Grilliat, Corinne Leveillé-Nizerolle, Diana Wander, Valérie Weber et Sybille de Bollardière. 

La Passagère octobre 2017

150 pages 13€

Acheter le livre

 

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Avant la nuit

8 Décembre 2017, 09:56am

Publié par Sybille de Bollardière

Lundi 4 décembre

Comme un marché de Noël, mais plus en quête de mots, de recyclage des mal-entendus, des invendus, des livres ouverts et jamais lus, Je tombe sur "l'Impair" de Michel Deguy. 

"La poésie est pensive, elle pense en pensant." Et plus loin "L'accompagnement du poème, ses préparatifs et ce que j'aimerais appeler les didascalies d'une énonciation poétique, demandent des soins."

Et le soin chez Deguy c'est l'entre-deux, l'entre soi et le lien sans cesse hésitant de l'attachement.Oui j'y suis, c'est bien là ou quelques pages plus loin le premier mot que je retiens Rabot. Associer l'outil à la mémoire, aux copeaux récoltés par ma pensée simplificatrice ou vieillissante. Et toujours dans le même champ lexical, le burin et l'action buriner, racler.

La récidive. J'ai à faire avec ça aussi, j'aime ce mot, tout écrivain est un récidiviste.

Abstinence, mot étrange et étranger qui donnerait Abstine un personnage de théâtre déjà sacrifiée, victime renonçante.

"La littérature n'est pas un savoir, c'est une perte active" Oui certes, et mon panier de mots en main, renonçant au poème comme Abstine renonce à tout ce qui est bon, je regarde la nuit tomber en buvant mon vin noir.

Je pense à l'ancêtre de l'homme marchant entre chiens et loups dans la fange des points d'eau en quête d'une proie. La littérature pour moi, c'est la commémoration de cet instant d'ombre, d'espoir et de mort. L'homme à peine redressé, avançant dans la crainte et la faim. Le ventre vide et la peur du soir qui tombe. L'heure des prédateurs, manger avant d'être dévoré comme écrire avant de mourir pour laisser sa trace sur le papier comme l'empreinte des premiers hommes dans le cloaque primordial... 

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Terres d'élection

1 Décembre 2017, 19:33pm

Publié par Sybille de Bollardière

Remise de peine

Rien n’est perdu

Tout est enfoui à fleur de terre

De mer, d’arbres ou de lisière

Dans des villes extasiées

Aux aubes imprécises

Sur des plaines éventées

Où je tisse en marchant

Des collines de nuages.

 

Rien n'est perdu

Tout est à oublier

J’ai choisi les vivants et la peine

Et plus encore

Ceux que je ne connais pas.

 

Dans mon brouillon de vie

L’inconnu me manquera toujours

Comme ces fleuves

Plus haut que mon souvenir

Les sources du Nil et du Congo

Les premiers pas de la Loire

Et tout ce que j’ignore.

 

Rien n’est perdu

Tout reste à découvrir

Vallées, rivages et plaines immenses

Chemins de fer taillés dans mon vertige

Et les mots pour le dire

 

La route des livres, une main

Un cœur libre

Et couché à mon côté

Le chien de mes peurs

 

J’ai besoin de temps.

 

Terres d'élection

Recueil de poèmes

Décembre 2017

La Passagère 7 €

 

acheter en ligne 

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Paris un soir

22 Novembre 2017, 17:16pm

Publié par Sybille de Bollardière

Paris un soir
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