Fedor, l'ange gardien
Il est arrivé au bon moment quand l’hiver jouait les prolongations, juste à temps pour me prouver qu’il ne sert à rien de voyager. Le meilleur est toujours sous nos yeux, à portée de main dans cet univers que l’on croit fermé parce qu’il ne nous surprend plus alors que c’est nous qui cessons de rêver. Avec lui j’apprends le silence, la chaleur, la douceur et même le laisser aller. Je traine des heures, je l’écoute, le regarde et me demande souvent comment j’ai fait pour vivre sans lui si longtemps.
Installée à ses pieds j’écris et je dessine pour oublier les rigueurs de l’hiver et l’insupportable clameur du Tea Party français… Cette année les oies sont en avance, elles défilent en famille… Mais bon ici tout est paisible et quand je m’éloigne pour marcher en lisière je sais qu’à mon retour je le retrouverai, Lui que je devine et qui m’attend, je me réchaufferai à sa flamme qui m’émeut et me rassure.
Même s’il est particulièrement casanier je l'admets, il sera mon port d’attache, Fédor, ma nouvelle fidélité ! Oui c'est ainsi, le dernier homme de ma vie est un poêle et je ne peux plus m’en passer.
PS : Pour la suite : Fédor Hardwood, Bigwood, Blackwood, MacWood, Woody...?
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Le matin, lorsque je me lève, j’ai la sensation d’avoir été mise sur la terre pour travailler. A quoi ? Je me sers des mots sur la feuille patiente comme le marteau sur le fer et la pioche sur la terre. Je me sers du silence pour filer. Il est probable que durant la nuit, comme Pénélope, je défasse mon ouvrage afin de le recommencer à l’aube :
Une reconstitution passionnelle
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