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Sybille de Bollardière
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C'est plus simple d'aimer

4 Mai 2012, 08:32am

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Publié par Sybille de Bollardiere

24mars 053 - Copie

Mont Saint Michel 24mars

 

Oui, c’est plus simple d’aimer la pluie quand il pleut, c’est plus simple d’aimer le candidat pour lequel on vote, le livre que l’on a commencé et promis de finir. C’est plus simple d’aimer en amour aussi et d’être aimée en retour ça ne serait pas mal non plus, mais tout ça n’est pas obligatoire. Comme on a fini par trouver la pluie utile après une période de sécheresse et ce livre qui vous tombe des mains moins pire que le prochain qui vous attend, on aime en finir avec l’espoir, on se contentera d’une évidence commode quand on aurait aimé rêver encore.

Le Mont Saint Michel, parce que l’endroit est beau, l’envers encore plus, et qu’en ce moment je n’ai pas un saint de trop pour veiller sur moi, je m’y suis rendue avant qu’il ne change d’état, d’accès, et qu’il n’empire par rapport à ce qu’il est déjà. Pour être certaine qu’il ne soit qu’à moi, je l’ai pris par le nord à marée basse, c’était beau, tranquille et sauvage comme les herbes folles qui montent à l’assaut des pierres, beau comme la solitude de ce jour de printemps bleu et tiède, le dernier avant cette longue pluie qui nous a rincé l’âme. Le Mont j’y retournerai, même si je ne suis pas certaine de l’aimer en bus, à pieds ou en navette à cheval, déposée aux heures ouvrables au milieu de ceux qui montent la grand rue, sourds et aveugles à la marée grise au loin. Cette marée qu’il faut aimer d’amour pour rester grelottante le soir, la guetter du haut des remparts.

Oui c’est plus simple d’aimer et je vous laisse toutes les simplicités et le Mont en images. Le pas simple est mon ordinaire, il commence chaque jour quand je repense à ce navire échoué dans ses vagues de colza, chaque matin d’écriture quand je repasse les instants, les étire et les file comme une laine de mots pour me tenir chaud. Ce pas simple dont je me passerais bien, commence le lendemain.

 

Le Mont Saint Michel et l'album "Normandie"

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Le Muguet et les promesses de mai

30 Avril 2012, 19:53pm

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Publié par Sybille de Bollardiere

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Photo de Joële que j'ai reçue aujourd'hui et que je partage bien volontiers avec toutes sortes de voeux pour tous et les jours à venir. 

« N’oublie pas la chanson du soleil, Vassili. Elle est dans les chemins craquelés de l’été, dans la paille des meules, dans le bois sec de ton armoire, si tu sais bien l’entendre. Elle est aussi dans le cri du criquet. Vassili, Vassili, parce que tu as froid, ce soir, ne nie pas le soleil ».

Sabine Sicaud

Un livre difficile à trouver : Sabine Sicaud par Yves Heurté alors filer sur le site ci-dessous pour découvrir cette extraordinaire poète de 15 ans

 http://www.francopolis.net/francosemailles/sabinesicaud.htm

 


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Les jours de pluie et quelques livres

29 Avril 2012, 14:53pm

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Publié par Sybille de Bollardiere

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La rivière est sortie de son lit et moi aussi pour l’admirer mais je vais y retourner, me barricader avec une pile de livres, de quoi noter et je ressortirai plus tard, le 6 mai de toute façon parce que nous avons un rendez-vous important qu’on appelle national.

Curieux ce mois d’avril qui nous offre le pire de chaque saison et cela dans la journée, parfois dans l’instant. Après l’été en mars, la grêle, la tempête et maintenant le bleu comme une île provocante dans un ciel d’ardoise. Non ça ne durera pas, on nous promet du pire encore, en politique comme en météo alors ne boudons pas les livres, le meilleur est entre leurs pages.

C’est très bien la Nuit de San Remo de Philippe Brunel. (Grasset) Il se dégage de ce livre un je ne sais quoi de nostalgique, d’envoûtant. On se laisse prendre par l’écriture élégante, la silhouette mélancolique des fantômes des sixties « Il n’y a que la mort qu’on ne peut retoucher »

Nostalgie aussi chez Dominique Fabre avec son très beau « Il faudrait s’arracher le cœur »  (Editions de L’Olivier) qui vous embarque d’Asnières à Belleville en passant par Clichy dans une série de nouvelles liées les unes aux autres comme les vies multiples du narrateur. « Je vais devoir vous laisser » dit l’absent qui n’en finit pas de faire défaut et de blesser. J’ai beaucoup aimé… Tout comme Bohème d’Olivier Steiner (Gallimard) que je porte comme un coup au cœur, petit chef d’œuvre de passion virtuelle et de désir qui n’en finit pas de bousculer la vraie vie avec ses mails, ses sms. Bouleversant, troublant et profondément dérangeant « En réalité c’est le direct mélangé à la distance physique qui me donne le vertige. A quelle heure ne répondez-vous pas ? » « J’ai l’impression que le monde entier vous aime à travers moi »

C’est bien aussi  Le Chapeau de Mitterrand d’Antoine Laurain (Flammarion), Héloïse est chauve d’Emilie de Turckheim (Editions Héloïse d’Ormesson) et celui que je viens de commencer , L’eau Noire de Fabrice Gaignault  (chez Stock) Il m’envoie une claque dès la page 15 « Son nom n’apparaît jamais et il en éprouve fierté et soulagement à l’âge où chacun voudrait que son existence ressemble à un intestin soumis à une coloscopie publique » Voila de quoi soigner les vanités blogueuses… Et d’autres plus politiques…  « Est-il fou, naïf ou finalement simplet comme le sont la plupart des gens brillants lorsqu’ils s’aventurent hors de leurs zones de compétence ? »

Et puis j'ai hate de découvrir les autres romans de la sélection du Prix Rive Gauche : Le rêve de l'homme lucide de Philippe Ségur (Buchet Chastel), Dieu, ma mère et moi de F.O. Giesbert, L'Eclaircie de Philippe Sollers et Une année studieuse d'Anne Wiazemsky, tous les trois chez Gallimard...

Après, je retourne écrire les jours de pluie et les autres.

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Un bien long dimanche

22 Avril 2012, 16:14pm

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Publié par Sybille de Bollardiere

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