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Sybille de Bollardière

chroniques

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un premier avril...

1 Avril 2013, 16:04pm

Publié par Sybille de Bollardiere

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Onze heures du matin, forêt d’Ecouves, Orne.  1 ° et ce qu’il reste de neige… Mais ça ne me dérange pas, je rentre chez moi et j’aime la sévérité froide de cette antichambre, la monotonie des pins et le silence qui fait de chaque vol d’oiseau un signe qui dévoile l’espace. Ceux que l’on croise ici ne s’arrêtent pas et c’est bien ainsi. Sous le vol des rapaces, la terre n’appartient vraiment qu’à celui qui la contemple.


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Fedor, l'ange gardien

26 Mars 2013, 11:25am

Publié par Sybille de Bollardiere

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Il est arrivé au bon moment quand l’hiver jouait les prolongations, juste à temps pour me prouver qu’il ne sert à rien de voyager. Le meilleur est toujours sous nos yeux, à portée de main dans cet univers que l’on croit fermé parce qu’il ne nous surprend plus alors que c’est nous qui cessons de rêver. Avec lui j’apprends le silence, la chaleur, la douceur et même le laisser aller. Je traine des heures, je l’écoute, le regarde et me demande souvent comment j’ai fait pour vivre sans lui si longtemps.

Installée à ses pieds j’écris et je dessine pour oublier les rigueurs de l’hiver et l’insupportable clameur du Tea Party français… Cette année les oies sont en avance, elles défilent  en famille… Mais bon ici tout est paisible et quand je m’éloigne pour marcher en lisière je sais qu’à mon retour je le retrouverai, Lui que je devine et qui m’attend, je me réchaufferai à sa flamme qui m’émeut et me rassure.

Même s’il est particulièrement casanier je l'admets, il sera mon port d’attache, Fédor, ma nouvelle fidélité ! Oui c'est ainsi, le dernier  homme de ma vie est un poêle et je ne peux plus m’en passer.

PS : Pour la suite : Fédor Hardwood, Bigwood, Blackwood, MacWood, Woody...?


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En travaux...

15 Mars 2013, 10:12am

Publié par Sybille de Bollardiere

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Une journée qui n'en finit pas... Impossible d'écrire, d'avancer ne serait-ce que le fameux texte pour le collectif Rive gauche à Paris... A coté de moi on meule une dalle en béton, on perfore un plancher, on scie une poutre on passe de la cheminée au combles des combles au premier, du premier au rez-de-chaussée. On transperce et visse avant de « cliquer » ce fameux conduit dernier cri qui me permettra de me chauffer « à l’ancienne » avec un poêle à bois.

Le paradoxe en plein XXI siècle c’est cet acharnement que nous mettons à repartir en arrière. Quand je pense à mon prédécesseur dans les murs, j’enrage. En deux ans de travaux il a supprimé cheminée, sol anciens, et vieux murs en crépis pour les remplacer par des doubles cloisons en placo-plâtre, le chauffage au fuel et un carrelage "facile d’entretien" que je n’irai pas jusqu’à vous décrire. Alors pour aujourd’hui encore, pas d’écriture et la chanson de la meuleuse fenêtre ouverte sur la campagne. Je suis, comme les meubles, les objets et les livres de la bibliothèque, glacée mais «bâchée», sous protection plastique, inutilisable. Vivement demain ! 


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Des femmes, des soeurs et le silence

11 Mars 2013, 12:24pm

Publié par Sybille de Bollardiere

 

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Parce que j’écris un livre qui se voudrait roman, j’écris lentement, en apnée dans un passé recomposé où je retisse le présent dans des lieux connus et d’autres oubliés que je redessine sur les cartes. J’écris pour le plaisir de me perdre et de retrouver ce que je ne sais pas encore d’Elle. Je « la » devine dans son décor, Elle qui se demandait toujours dans tous les lieux où elle se rendait, à quelle distance ils se situaient de la mer.

En écrivant cela, je pense que je cherche dans le silence la bonne distance par rapport à elle, la juste distance.

J’écris sous contrôle une sorte d’épitaphe à une inconnue qui me serait essentielle comme si je voulais m’en tenir à notre seule réalité écrite : Elle et moi pour toujours, mais aussi pour les autres.

J’écris pour dénaturer cette vérité qu’elle n’aimait pas mais dont elle devra se suffire maintenant que la fiction la dépasse.

J’apprendrai au fil des pages et dans le détail de qui elle tient tout ce qu’elle aime et tout ce qu’elle sait faire et défaire. J’édifierai une généalogie fictive qui remplacera toutes les autres. Une histoire de femmes et de silence parce qu’au fond nous avons toujours été libres de rire de tout, libres d’aimer et de tout recommencer.


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