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Sybille de Bollardière

chroniques

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Les Pouilles 1 Santa Maria di Leuca

9 Septembre 2019, 12:28pm

Publié par Sybille de Bollardière

Santa Maria di Leuca, Pouilles, Italie
Santa Maria di Leuca, Pouilles, ItalieSanta Maria di Leuca, Pouilles, Italie
Santa Maria di Leuca, Pouilles, ItalieSanta Maria di Leuca, Pouilles, Italie

Santa Maria di Leuca, Pouilles, Italie

5 septembre 2019

Santa Maria di Leuca, la plage au centre ville, deuxième journée d'Italie après avoir longé la côte hier entre Gallipoli et le cap sud. J'écris sur les genoux face à la mer pendant que Sieds se ballade dans la fournaise de la ville. J'en ai tellement rêvé de cette eau tiède et bleue, de son miroitement éblouissant face au sud... J'en ai rêvé jusqu'à l’obsession, partir, trouver un rivage méditerranéen pour m'y étendre et oublier ou plutôt me retrouver. Retrouver l'envie d'écrire pour moi-même, le goût de l'eau salée sur mon visage, les bruits d'une plage au soleil qui n'ont rien à voir avec ceux d'une grève normande ou bretonne. Non, ici j'aime les yeux fermés, aveugle à la beauté du paysage pour mieux me fondre dans ce corps à corps avec le sable et l'eau.

Santa Maria ou tout simplement Leuca, comme disent les pancartes sur la superstrada, n'est qu'une bourgade à l'extrémité des Pouilles, du Salento, cette région que je découvre depuis vingt quatre heures. La côte ici, en remontant vers le Nord ouest, me donne l'impression d'être le résultat d'une ancienne éruption, lave grise et poreuse du Karst qui s'enfonce dans la mer en laissant parfois de superbes criques de sable. Et puis il y a les lagunes, la rivière qui les longe ou les traverse, bordée de roseaux. Un paysage de sable et de hautes herbes où un récent orange a déversé ses pluies. Un inoffensif ruisseau qui serpente le long de la côte pourrait en quelques heures devenir un redoutable torrent.

Les villages de la côte, blancs, modernes et à demi désertés ne sont qu'une suite de résidences de vacances, de pizzerias ou de magasins d'articles de plage. Il faut attendre la côte libre, ses langues de roche assoiffées de mer pour découvrir une lande hérissée de cactus, ses murets de pierres sèches et les ruines d'anciens villages.

12h30, sur la plage de Santa Maria di Leuca la chaleur est montée d'un cran et n'est guère supportable qu'avec le vent qui s'intensifie au même rythme que le mur de nuages descendant la péninsule du Salento, le Finistère italien.

 

Journal d'Italie
Les Pouilles septembre 2019

 

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Les coquelicots d'Omaha beach

20 Juin 2019, 17:40pm

Publié par Sybille de Bollardière

Les coquelicots d'Omaha beach
Les coquelicots d'Omaha beachLes coquelicots d'Omaha beachLes coquelicots d'Omaha beach

En prenant la route à Morsalines, j'avais prévu de rentrer directement chez moi mais la pluie horizontale sur le nord Cotentin m'a dissuadé de continuer. Quittant la nationale, j'ai obliqué vers  Vierville sur mer, dans l'espoir de trouver un bar ouvert. Je me suis retrouvée à Omaha Beach, au milieu des cars et des derniers touristes américains et néerlandais venus fêter le 75 ème anniversaire du débarquement.

Mon texte pourrait s'appeler les coquelicots d'Omaha Beach puisque c'est la première chose que j'ai remarquée sur un talus oublié, dans le seul endroit qui n'ait pas été encore récupéré pour mercantiliser le souvenir. Un peu avant la mer, un talus coincé entre une terrasse en béton et la route. Plus loin la plage, le monument à gauche, la pointe du Hoc et à droite, l'infini de la brume. J'ai pensé aux coquelicots qui devaient recouvrir ce même talus il y a 75 ans, à tous ceux qui se sont couchés là, sur ce talus ou plus bas sur la plage. Je les ai imaginés si jeunes fermant les yeux au milieu des coquelicots et des marguerites...
Devant moi,  une valse de parapluies comme des fleurs sur l'horizon gris. ils sont là par petits groupes autour de leur guide. Ils vont et viennent de la plage à la digue, écoutent le récit des héros, la guerre vertueuse, la guerre indispensable et le noms de ces morts qui n'avaient pas l'âge d'être morts et dont les portraits en uniforme décorent les routes de Normandie.  
En quittant les lieux j'ai pensé aux miens au complet dans l'au-delà maintenant mais séparés et pour certains, anonymes. Ce monument virtuel que je dresse de mémoire au fil des routes s'appelle probablement un livre. "Ecris-nous" a dit ma mère avant de les rejoindre. Ce livre-là, il va être temps que je l'écrive. C'est ce que j'ai pensé aussi en photographiant les Coquelicots d'Omaha Beach. 

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Paris Rome ou une adolescence

10 Avril 2019, 18:03pm

Publié par Sybille de Bollardière

Petit clin d'oeil à Lou-Rose et Côme pour leurs anniversaires... Paris-Rome, une adolescence, mes 14 - 16 ans en BD.... 

à suivre...
à suivre...
à suivre...
à suivre...
à suivre...
à suivre...
à suivre...
à suivre...

à suivre...

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Golfe Juan

26 Février 2019, 17:43pm

Publié par Sybille de Bollardière

"Chemin de l'aube"

Qui hante les collines à l'heure interdite

Vers l'antre des couleurs sous son ciel de tuiles.

Là-bas dans mon enfance,

D’immenses jarres de terre

Bavent leurs teintes de fausses fleurs

Sur l'ocre de la pierre.

 

Au loin, la mer effervescente

Et ma robe blanche, dégoulinante de ciel

Sur ce chemin qui redescend trop vite

Ivre de pins et de glycines.

 

Territoires poèmes
La Passagère 2014
Illustration Villa Treffonds par Raoul Dufy

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